Dix-sept ans / Colombe SCHNECK

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On m’a élevée ainsi : les garçons et les filles sont à égalité. Je suis aussi libre que mon frère, ma mère est aussi libre que mon père. C’est faux. je suis une fille, pas un garçon. J’ai dix-sept ans, mon corps me trahit, je vais avorter. J’y pense toujours, je n’en parlerai jamais à personne. parfois, je ne suis pas loin de dire le mot, de le partager avec une amie proche. Et puis non, je renonce. Pourquoi ce silence ? » C.S.

Des millions de femmes l’ont vécu, des millions de femmes l’ont tu. C’est un événement jamais banal, jamais confortable. Un récit pudique, poignant, troublant.

Denis POURAWA – paroles de lycéennes

Cet auteur nous a montré que son pays lui tenait vraiment à coeur, qu’il a vécu beaucoup d’inégalités étant petit : à l’école les profs blancs ne voulaient pas lui faire cours car il était noir. Il s’est créé un emploi du temps à lui et s’est fait un autre monde dans sa tête. Charline.

A 17 ans il s’invente son école et sa vie. Pour lui, l’homme est l’équilibre entre l’arbre et la roche. Il écrit sur la nature car sur son île avec les trois usines, la nature disparaît. L’indépendance de son pays ne l’intéresse pas car il se sent lui-même indépendant.

Dans la culture kanak, offrir un tissu avec un cadeau à l’intérieur est un geste de respect. Alexandra.

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Au début j’avais peur de m’ennuyer et puis il nous a parlé de sa vie. Grâce à l’écriture, il se libérait de sa haine et je me suis reconnue en lui. Il nous a raconté que pour lui le respect de tout le monde était très important. Et c’est quelque chose  de primordial chez moi, le respect, même si tu ne connais pas la personne. C’est quelqu’un de simple et de humble. Il aime le partage, il dit que ça rapproche et je trouve qu’il a sincèrement raison.
J’ai tout apprécié chez lui et dans sa culture. Je n’avais jamais rencontré quelqu’un avec autant de gentillesse et de respect.

Clarisse.

Il a arrêté l’école tôt et il s’est mis dans sa bulle. L’écriture, ça lui est venue comme ça. Il a aussi écrit à cause des événements dans son pays.

Blandine.

Il nous parlait comme à des amis. Il nous a appris ce qu’étaient les kanaks et le « magnagna ».

Justine

A dix-sept ans il a pris sa vie en main. Ca fait 6 ans qu’il habite à Paris. Il est écrivain et emploie des mots assez complexes.

Coralie

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Les ateliers littéraires rencontrent Denis POUWARA

LYCÉE LÉON BLUM : Denis Pourawa  à la rencontre d’élèves de bac pro

Date : Dimanche 25 janvier 2015 @ 14:45:00 :: Sujet : VIE LOCALE – Le Creusot

Cet article provient de Creusot Infos

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Après avoir rencontré les élèves de seconde au CDI, Denis Pourawa a échangé avec les jeunes filles des classes de terminales esthétique et coiffure  et seconde esthétique, en présence de leurs professeurs mesdames Bollery et Perceval.

Les lycéennes avaient préparé des questions auxquelles leur invité a répondu d’une manière extrêmement personnelle et …poétique…

Denis Pourawa au fil des mots…

La France…
« Je suis venu en France pour créer je suis constamment dans la créativité. En Nouvelle Calédonie les rapports de force et les conflits sont  quotidiens. La France demeure un pays de liberté. Par exemple à l’école nous étions séparés selon nos ethnies. Mes amis et moi on se débrouillait comme on pouvait , longtemps les kanaks ne pouvaient pas passer le bac. J’ai eu une adolescence blessée, comme enlevé dans mon propre pays. A 17 ans, je me suis créé mon propre monde je me suis auto protégé de la société. Ce séjour en France est un moment fort ou je peux rencontrer des tas de gens de tous âges, de toutes opinions. »

La poésie….
« La poésie me permet d’aller à la rencontre des autres au delà des conditionnements de la politique, du contexte socio-culturel. Par la poésie je suis libre d’exprimer ce en quoi je crois. La musique est un art qui me permet également de voir les choses autrement. J’apprécie toutes les musiques, du rap au classique. Je transcris souvent dans ma poésie ce que j’ai ressenti en écoutant  la musique. Je me rends compte en écrivant que le monde n’est pas à mon image, ma page est un pays d’adoption qui existe par rapport aux autres pour aller vers les autres…»

La nature…
« En Nouvelle Calédonie particulièrement on détruit la nature pour extraire le nickel qui part en France, en Corée, en Chine. Nous possédons un lagon qui est classé au patrimoine de l’UNESCO, pourtant des usines y déversent leurs déchets. La Nouvelle Calédonie est entrée dans une phase de pollution active. Sans la nature on ne respire pas. J’essaie de faire passer le message à travers mes mots. »

Aimé Césaire…
« J’ai fait l’effort d’aller à sa rencontre à travers ses recueils , j’avais besoin de confronter ma pensée à la sienne, une bouffée d’oxygène. Mais j’ai découvert également Rousseau, Descartes, Molière… des pierres sur mon chemin. »

 La culture kanak.
«  La culture Kanak c’est faire attention à l’autre et j’ai eu la chance de vivre ça dans ma famille. Chaque fois qu’il y a un évènement important, une première visite, on apporte cadeaux, aliments. L’hôte montre sa joie de les recevoir, c’est un moment fort. Lorsque je suis venu à votre rencontre j’ai demandé à la Bourgogne la permission de fouler son sol et de venir m’y exprimer, parce que je ne suis pas chez moi et je me dois de la respecter. »

La situation en Nouvelle Calédonie.
«  Les questions politiques ne m’intéressent pas . Ce qui m’interpelle c’est ce que l’on donne et ce que l’on reçoit. Je rêve que la Nouvelle Calédonie se forge un destin unitaire porté par la république française. Le peuple Kanak est le seul peuple reconnu dans la constitution. On n’y mentionne pas les Bourguignons, les Basques, les Alsaciens. La Nouvelle Calédonie est un POM, un pays d’outre-mer qui au départ, il y a fort longtemps avait accueilli les Français. Il y règne de réelles valeurs d’accueil. »

Les évènements récents …l’après
«  Si l’on veut changer quelque chose en France il faut d’abord se changer soit même, en faire l’effort. A nous de nous donner les moyens, de chercher le chemin qui  mènera à  la paix. On ne peut rien imposer.  On a le droit et le besoin de critiquer. Maintenant il faut faire l’effort de rayonner, d’avancer,  de ne pas baisser les bras. Chacun doit apporter sa contribution. Vous, futures coiffeuses et esthéticiennes  vous êtes là pour apporter de la beauté,  le monde a besoin de beauté et chacun doit  l’apporter à sa façon »
Et  le poète de conclure «  J’aimerais écrire plus sur l’amour, sur les femmes, mais mon pays, le monde sont violents. Dès que l’un de mes livres, de mes poèmes est édité, il ne m’appartient plus, je le donne aux lecteurs. »

MHM

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L’œil de Maracana / Bruno PAQUELIER

Deux enfants, deux vies réunies autour d’une même passion : le football. Edimo est brésilien et vit dans une favela. Ce fan de Pelé côtoie la misère et la violence au quotidien. Eminh est asiatique et vit dans un pays en proie à une dictature féroce. Leur enfance respective est marquée par la souffrance et l’injustice. Et si le football venait à leur secours et modifiait le cours de leur destin ?

Un petit quelque chose de différent / Eléonore FAUCHER

Anaïs, qui est née avec une seule main, veut essayer d’être actrice… au moins essayer. Elle parvient à trouver les arguments pour convaincre ses parents, inquiets et embarrassés. Ceux-ci prennent alors rendez-vous avec trois agents et emmènent leur fille à Paris. Dans cette ville aux codes mystérieux, qui l’attire et l’effraie à la fois, Anaïs va faire la rencontre d’Ali, un réalisateur d’origine algérienne qui a le projet de tourner un film sur son enfance dans le bidonville de Nanterre…

Le poison d’amour / Eric Emmanuel SCHMITT

Quatre adolescents de seize ans liées par un pacte d’amitié éternelle tiennent le journal de leur impatience, de leurs désirs, de leurs conquêtes et de leurs rêves. Comment éviter les désastres affectifs dont les parents donnent l’image quotidienne dans leur couple ? Hier encore des enfants, les voilà prises au piège de cette émotion bouleversante, l’amour, prêtes à entrer dans ce domaine mystérieux, cette folie qui peut les transformer en monstres.
Tandis qu’au lycée on s’apprête à jouer Roméo et Juliette, imprévisible et fatal, un drame se prépare…

« Si tu ne m’aimes plus, c’est que tu ne m’as jamais aimé. »

Cette fille a du style / Marie-Sophie VERMOT

Damienne rêve de travailler dans la mode. Sa mère lui trouve LE bon plan, la chance de sa vie : un stage chez la jeune et prometteuse styliste italienne, Tosca della Valle. Préparation intense de son premier défilé à la Fashion Week, Damienne aime passionnément cette atmosphère survoltée et se révèle efficace dans l’organisation. Cette fois c’est certain, elle a trouvé sa voie.

Un oiseau blanc dans le blizzard / Laura KASISCHKE

Garden Heights, dans l’Ohio.

Kasischke un oiseau

Une banlieue résidentielle qui respire l’harmonie. Eve nettoie sa maison, entretient son jardin, prépare les repas pour son mari et pour Kat, sa fille. Depuis vingt ans, Eve s’ennuie. Un matin d’hiver, elle part pour toujours. Kat ne ressent ni désespoir ni étonnement. La police recherche Eve. En vain. La vie continue et les nuits de Kat se peuplent de cauchemars.

Une fois encore, Laura Kasischke écrit avec une virtuosité glaciale le roman familial de la disparition et de la faute.

Son fils / Ellen WILLER

Willer son fils

C’est à l’occasion d’un déménagement que Loubna tombe sur « le cahier ». Celui qu’elle veut tout d’abord jeter à la poubelle mais qu’elle récupère in extremis, juste avant qu’il ne disparaisse à jamais dans la benne à ordures.

Mais on ne jette pas une histoire d’amour. Surtout celle-là. Loubna se rappelle alors cette période fiévreuse de son adolescence : flash-back sur les circonstances peu banales de leur rencontre. Zoom sur un fabuleux coup de foudre… Mais stop devant l’interdit qui frappe cette relation.

Car Charles est le fils du nouveau compagnon de la mère de Loubna et ils vivent tous sous le même toit.

Le voisin / Tatiana de ROSNAY

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Un mari souvent absent. Un métier qui ne l’épanouit guère. Un quotidien banal. Colombe Barou est une femme sans histoires. Comment imaginer ce qui l’attend dans le charmant appartement où elle vient d’emménager ? A l’étage supérieur, un inconnu lui a déclaré la guerre. Seule l’épaisseur d’un plancher la sépare désormais de son pire ennemi … Quel prix est-elle prête à payer pour retrouver sommeil et sérénité ?

Grâce à un scénario implacable, Tatiana de Rosnay installe une tension psychologique extrême.
En situant le danger à notre porte, elle réveille nos terreurs intimes.