
Quatrième de couverture : « Aujourd’hui, il est là, cet enfant venu de nulle part, remplissant l’espace autour de moi de son immense corps d’adolescent trop vite grandi, de son regard noir tourmenté d’indicibles craintes, de colères muettes, d’humiliation secrète.
-Tu vivais en ville ?
– Oui. A Kinshasa. J’ai seulement vu le fleuve quand on devait traverser pour fuir. C’est là que ça s’est passé. Le Congo, je sais pas comment il est fait. Je sortais jamais de la ville.
A nouveau, le silence.
Je n’ose l’interroger. Je me dis que je dois prendre le temps. Nous avons trois mois devant nous avant de devoir déposer la demande d’asile. Trois mois pendant lesquels tout doucement, comme on apprivoise un oiseau, je dois essayer de l’apprivoiser. «
Un livre qui donne un témoignage concret d’une réalité trop souvent lointaine traitée par les médias. Ce ne sont plus des migrants mais Glany, Nina, Kadima… Jeannine Valignat nous fait comprendre la difficulté de ces jeunes déracinés qui doivent se reconstruire dans un autre pays. C.B.
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