
Dans la banlieue de Nice, la famille Chennoun vit au mieux de ses contradictions. Abdelkader, le « padre », ancien cordonnier, met en garde son unique fils, Mourad, contre les larmes qu’un homme doit refouler. Mourad, lui, les verserait volontiers, écrasé qu’il est par une mère, Djamila, aimante, envahissante et possessive, dispensatrice d’une nourriture pléthorique et sacrificatrice de ses rares amis : c’est en garçon solitaire, désaltérant ses soifs dans la seule lecture, qu’il grandit. L’aînée des filles, Dounia, refuse sa condition de fille musulmane inféodée à sa famille, rêve d’une brillante carrière politique et rompt les amarres sous les imprécations de ses parents et de sa cadette, Mina, respectueuse de la tradition… Devenu prof de français, Mourad quitte Nice peu après que le « padre » eut fait un AVC et se fut figé dans une demi-mort sur un lit d’hôpital. Nommé à Montreuil (Seine-Saint-Denis), Mourad est hébergé dans un somptueux appartement du XVIe arrondissement par son cousin Miloud, un beau gosse cynique qui est passé par la case prison en Algérie et incendie les sens d’une très riche quinquagénaire à particule… Mourad est désorienté mais ce n’est rien à côté de ce qui l’attend au collège Gustave-Courbet. Trouvera-t-il jamais la tranquillité à laquelle il aspire depuis toujours ?
J’ai autant aimé le style que l’histoire. Le lecteur est plongé dès la première page dans l’histoire de cette famille maghrébine attachante où se mêle tant bien que mal traditions et grande modernité. Les caractères de chacun s’entrechoquent, se mêlent ou se séparent temporairement. Les personnages sont absolument délicieux. F.P.
J’aimeJ’aime
J ai beaucoup aimé ce livre parce qu’ il parle d ‘un jeune homme pris entre l amour pour sa famille, sa soeur qui est partie et sa vie à lui. Ce livre raconte l ‘histoire de quelqu’un qui essaie de construire sa vie malgré des périodes difficiles. Laetitia L.
J’aimeJ’aime