Ensemble, c’est tout / Anna GAVALDA

L’action se déroule à Paris, au pied de la tour Eiffel très exactement, et couvre une année. Ce livre raconte la rencontre puis les frictions, la tendresse, l’amitié, les coups de gueule, les réconciliations et tout le reste encore, tout ce qui se passe entre quatre personnes vivant sous un même toit. Quatre personnes qui n’avaient rien en commun au départ et qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Un aristocrate bègue, une jeune femme épuisée, une vieille mémé têtue et un cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de bosses et tous ont un cœur gros comme ça (non, plus gros encore !)… C’est la théorie des dominos à l’envers. Ces quatre-là s’appuient les uns sur les autres mais au lieu de se faire tomber, ils se relèvent. On appelle ça l’amour.

La honte / Annie ERNAUX

La vie de la narratrice se compose de deux époques : « avant » le mois de juin 1952 et ce dimanche maudit lorsque « mon père voulut tuer ma mère », et « après », avec cette vie bouleversée et ce temps passé dans l’angoisse de la prochaine dispute. « Après, ce dimanche-là s’est interposé entre moi et tout ce que je vivais comme un filtre. » Servie par une écriture imagée tissée d’expressions populaires, Annie Ernaux raconte le temps jadis avec son père et sa mère et leur bistrot-épicerie dans un petit village de Normandie : la messe, la robe du dimanche, sa grand-mère, l’oncle Joseph, la balançoire géante, ses cousins, les trains vers Le Havre… Au centre de ce court récit, les années 51-52, la faillite de ses parents, les difficultés d’argent et « la honte devenue un mode de vie. » Un texte tendre, extrêmement attachant.

Hunger Games, L’embrasement / Suzanne COLLINS

Katniss reçoit la visite de Snow, le président de Panem : elle doit profiter de la tournée des vainqueurs pour apaiser le soulèvement que son acte de rébellion (à la fin des derniers jeux) a provoqué. Sinon, tous ses proches seront exécutés. Elle doit aussi épouser Peeta, afin de prouver qu’il ne s’agissait pas d’un défi jeté à la face du Capitole, mais d’un acte passionnel. Voilà Katniss pieds et poings liés, entre un amoureux « officiel » qu’elle n’aime pas et un ami intime qui lui a déclaré sa flamme… Quoi qu’il en soit, les jeux vont reprendre et, comme tous les 25 ans, il s’agit d’une édition spéciale d’expiation, la forme la plus cruelle des Hunger Games. Le Capitole ne laissera pas passer cette occasion de faire éclater sa vengeance…

Mauvais sangs / Sarah COHEN-SCALI

Six faits divers forment six nouvelles, noires, très noires. Les six courts récits de ce recueil déclinent vengeances et violence avec ingéniosité et minutie. Sarah Cohen-Scali impose une écriture incisive qui pointe à merveille l’instant du changement, le moment où un individu perd raison et repères, où un autre est rattrapé par son passé. Dans une tension extrême, le lecteur guette le revirement, le coup de théâtre qui toujours le surprend. Un petit chef-d’œuvre à dévorer avec sang-froid.

Le courage du papillon / Norma FOX MAZER

Cinq sœurs  sont observées par un homme étrange. Il est obsédé par leurs manies, l’ordre dans lequel elles sortent de la maison, leur innocence le fascine. Occupées à vivre, elles ne remarquent pas qu’il s’approche, pas à pas. Jusqu’au jour où l’une d’elles se perd en ville. Il est là, qui la guette… Un grand roman de littérature jeunesse à la Meg Rosoff. L’auteur raconte sur le fil, presque à bout de souffle, la menace qui plane sur les cinq sœurs mais aussi le courage, la ruse, la capacité à lutter contre le danger.

Si même les arbres meurent / Jeanne BENAMEUR

Dans l’enceinte d’un hôpital, Céline et Mathieu espèrent le réveil de leur père, plongé dans le coma. Pour fuir les murs exigus et tromper l’attente, ils s’inventent un univers imaginaire où leur père devient  » Grand Aigle « , un héros immortel. D’une écriture magistrale, Jeanne Benameur ne s’appesantit pas sur le malheur mais dit, la douleur, l’absence et la perte. Simplement et magnifiquement

La fille du canal / Thierry LENAIN

Sarah ne va pas bien. Sarah est une petite fille triste, renfermée depuis quelques temps. Elle « n’est qu’une ombre. Une ombre que personne ne remarque. » Sarah ne veut plus de ses longs cheveux. En cachette elle se rend chez le coiffeur et exige une coiffure en brosse. Et surtout elle ne veut plus aller chez son professeur de dessin. Mais sa mère refuse. Elle en a assez de voir sa fille incapable d’aller au bout de ce qu’elle entreprend. Personne ne regarde le mal être de cette enfant. Personne, à part son institutrice qui pressent le terrible secret qui brise la gamine. Elle le devine parce qu’il lui rappelle à elle aussi de violents souvenirs.

Une pièce montée / Blandine LE CALLET

Un mariage, c’est souvent à la fois drôle et triste à pleurer… Dans Pièce montée, Blandine Le Callet, romancière née en 1969, s’amuse à démonter pièce par pièce le gâteau suprême, « cette pyramide grotesque ponctuée de petits grains de sucre argentés », à l’occasion d’un mariage bourgeois dans une campagne de la province française. Plutôt sympathique comme sujet. Surtout qu’en général, l’euphorie apparente des convives cache des choses bien noires…
À chaque chapitre, le lecteur découvrira un personnage singulier tiré de l’assistance, qu’il s’agisse du dragueur de service, de la tante frustrée, de la mariée soucieuse de la perfection de la cérémonie, ou du marié soudain pris d’une terrible angoisse existentielle…

Mustapha BENFODIL au lycée du Creusot

Le Jeudi 03 novembre (2011), Mustapha Benfodil, jeune auteur et reporter algérien est de passage au Creusot notamment au Lycée Léon Blum et à LARC où se tiendra la représentation de sa pièce « les Borgnes ».

Mustapha Benfodil, né en 1968 en Algérie avait entamé des études de Mathématiques avant de se convertir au journalisme, domaine dans lequel il réussit à s’évader  contrairement aux études où il s’ennuyait à mourir. Actuellement, il vit et travaille à Alger où il est journaliste au quotidien El Watam.

D’après lui, le « métier d’écrivain » lui apporte une part de rêve et lui permet de s’évader. Il a su trouver le juste équilibre entre le métier d’écrivain et celui de journaliste qu’il fait à plein temps. Pour lui, être journaliste et surtout  reporter est un acte militant. Par exemple, il a voulu couvrir le conflit en Irak car pour lui, il fallait faire quelque chose.

Etant une personne ouverte, aimant le partage, il s’est fait plaisir de répondre à toutes sortes de questions des lycéens. Un moment d’échange, de partage et d’écoute avec le jeune écrivain qui aura permis à chacun d’en savoir plus  sur ce que représente la littérature, les métiers d’écrivain et de journaliste. Le tout dans une ambiance sympathique, sérieuse et paisible.

Ainsi, les élèves ont pu découvrir le monde de Mustapha Benfodil et garderont de cette rencontre un très bon souvenir.

                                                                                            T.D.

2 BAC PRO ESTHETIQUE

Rencontre avec l’oeuvre de Mustapha Benfodil


Mercredi 2 novembre, en soirée,  un groupe d’internes de la classe de 1 CAP coiffure a assisté à la lecture d’extraits de la pièce Les Borgnes de Mustapha BENFODIL. L’occasion de découvrir comment on passe de l’écriture à la mise en scène.

Ci-dessous, l’article de Creusot-infos relatant l’événement.

L’ARC : Bonne rencontre avec Mustapha Benfodil et Kheireddine Lardjam
Le Vendredi 04 novembre 2011 @ 00:15:33

La rencontre avec l’auteur et le metteur en scène de la pièce « Les borgnes ou le colonialisme intérieur brut » s’est déroulée mercredi soir.


Avant deux représentations théâtrales programmées les 12 et 13 janvier prochains, c’est un avant-goût de choix qu’a proposé la scène nationale de L’arc ce mercredi dans son petit théâtre, où bon nombre de personnes jeunes et plus âgées, accueillies par la directrice Célia Deliau et Alexandra Mercier, en charge des relations publiques, a assisté au rendez-vous enrichissant.
Kheireddine Lardjam, metteur en scène de la pièce en question, et l’auteur du texte, Mustapha Benfodil, venu spécialement d’Alger pour l’occasion, se sont en effet livrés à un moment de partage sur l’œuvre dans laquelle Samir apprend beaucoup de son histoire et de son héritage derrière une double vision des choses le poussant à une compréhension, « formatrice », du passé et notamment des relations entre la France et l’Algérie.
« L’appréciation n’est pas la même suivant que l’on regarde d’un œil différent », a entre autres résumé Mustapha Benfodil, comme l’indique implicitement l’intitulé de la pièce. L’assistance en a eu en quelque sorte un aperçu avec des extraits de lectures et des explications justes données par les deux intervenants principaux du début de soirée, s’emportant également dans des jugements personnels plutôt réfléchis sur le monde d’hier et d’aujourd’hui, selon leurs propres expériences de citoyens comme tant d’autres, et de professionnels. Observateur visiblement objectif, Mustapha Benfodil est journaliste pour le quotidien algérien El Watan pendant que Kheirreddine Lardjam est à l’initiative de travaux artistiques appréciés et porteurs de morales au-delà du respect de l’art.
Autrement dit, la rencontre, marquée aussi par des interrogations pertinentes sorties du public, a été très bonne. Elle s’est terminée dans la convivialité, près du salon de lecture mis en place par le Centre Francophonie du Breuil.
Pour ce qui est de la pièce, la compagnie de Lardjam, El Ajouad (Les Généreux) poursuit sa résidence de création, en attendant les deux grandes soirées de la mi-janvier.