Mercredi 2 novembre, en
soirée, un groupe d’internes de la classe de 1 CAP coiffure a assisté à
la lecture d’extraits de la pièce Les Borgnes de Mustapha BENFODIL. L’occasion de découvrir comment on passe de l’écriture à la mise en scène.
Ci-dessous, l’article de Creusot-infos relatant l’événement.
L’ARC : Bonne rencontre avec Mustapha Benfodil et Kheireddine Lardjam
Le Vendredi 04 novembre 2011 @ 00:15:33
La rencontre avec l’auteur et le
metteur en scène de la pièce « Les borgnes ou le colonialisme intérieur
brut » s’est déroulée mercredi soir.
Avant deux représentations théâtrales programmées les 12 et 13 janvier
prochains, c’est un avant-goût de choix qu’a proposé la scène nationale
de L’arc ce mercredi dans son petit théâtre, où bon nombre de personnes
jeunes et plus âgées, accueillies par la directrice Célia Deliau et
Alexandra Mercier, en charge des relations publiques, a assisté au
rendez-vous enrichissant.
Kheireddine Lardjam, metteur en scène
de la pièce en question, et l’auteur du texte, Mustapha Benfodil, venu
spécialement d’Alger pour l’occasion, se sont en effet livrés à un
moment de partage sur l’œuvre dans laquelle Samir apprend beaucoup de
son histoire et de son héritage derrière une double vision des choses le
poussant à une compréhension, « formatrice », du passé et notamment des
relations entre la France et l’Algérie.
« L’appréciation n’est pas la même suivant que l’on regarde d’un œil
différent », a entre autres résumé Mustapha Benfodil, comme l’indique
implicitement l’intitulé de la pièce. L’assistance en a eu en quelque
sorte un aperçu avec des extraits de lectures et des explications justes
données par les deux intervenants principaux du début de soirée,
s’emportant également dans des jugements personnels plutôt réfléchis sur
le monde d’hier et d’aujourd’hui, selon leurs propres expériences de
citoyens comme tant d’autres, et de professionnels. Observateur
visiblement objectif, Mustapha Benfodil est journaliste pour le
quotidien algérien El Watan pendant que Kheirreddine Lardjam est à
l’initiative de travaux artistiques appréciés et porteurs de morales
au-delà du respect de l’art.
Autrement dit, la rencontre, marquée
aussi par des interrogations pertinentes sorties du public, a été très
bonne. Elle s’est terminée dans la convivialité, près du salon de
lecture mis en place par le Centre Francophonie du Breuil.
Pour ce qui est de la pièce, la
compagnie de Lardjam, El Ajouad (Les Généreux) poursuit sa résidence de
création, en attendant les deux grandes soirées de la mi-janvier.