Une étoile aux cheveux noirs / Ahmed KALOUAZ

Aux portes de l’automne, un homme entreprend un lent voyage à mobylette à travers la France, d’un port de Bretagne jusqu’à Grenoble. Au bout de la route, sa mère. Sera-t-elle là pour lui ouvrir la porte ? Descendue d’un bateau à Marseille dans les années cinquante, une valise à la main et de l’autre un enfant, elle va subir à 84 ans un dernier déracinement. L’appartement dans lequel elle vit depuis quarante ans, au huitième étage d’une cité doit être rasé, et tous ses souvenirs emportés dans des cartons.

Le long de ces mille kilomètres, le fils remonte le cours de l’histoire de sa mère. l’enfance confisquée, les premiers taudis lors de l’arrivée en France, le racisme mais aussi les parfums épicés de sa cuisine, l’amour porté à ses quatorze enfants.

A cette mère illettrée, dépossédée dès l’enfance de son destin, Ahmed Kalouaz écrit une lettre bouleversante et pudique.

Comme elle vient / Raphaëlle RIOL

Sa mère est partie en Asie depuis quatre mois, soi-disant pour « des vacances personnelles ». Depuis, avec son père et son petit frère, Mona, 18 ans, tente de faire front dans un délire joyeux, pour contrer l’angoisse et les questionnements sur les raisons véritables de cette disparition.

Récit à suites

Votre préférence est allée au texte 2 !

Voici la nouvelle en intégralité.

Moi qui le croyais mort !

Quand le réveil a sonné, je venais juste de m’endormir. Je me suis repassé le message en boucle toute la nuit, je l’ai archivé, ai noté le numéro sur un ticket de concert, dans mon carnet d’adresses et sur un agenda à la date du 21 septembre. J’ai mis un temps fou à me préparer, je me suis traînée jusqu’au bureau. Une fois arrivée, j’ai pris une tasse de café bien serré. En le buvant, je me repassais encore ce message. En face de moi se trouvait un grand miroir. J’ai pris peur en me regardant : j’avais d’énormes cernes, la peau toute pâle, un fantôme ! Non, une morte ! M. Poirault est arrivé vers moi avec une démarche très agitée. Il s’est arrêté juste en face de moi : « Mademoiselle, votre téléphone n’a pas arrêté de sonner !!! Il y a plein de messages laissés sur le répondeur ! Il va falloir peut-être les lire, ça a l’air important ! » En les écoutant, je remarquais que le numéro de mon message nocturne apparaissait tout le temps. L’homme qui me parlait avait une voix très grave.  En me repassant tous les messages, j’étais incapable de mettre un prénom sur cette voix. Je n’avais aucune idée de qui cela pouvait être, surtout en plein milieu de la nuit. Sur le moment, je pensais à un canular mais à force d’écouter mon répondeur, l’homme me paraissait très paniqué comme s’il voulait m’avertir ou me prévenir de quelque chose qui allait se passer. Pourtant, un détail m’interpella : à travers ce message, je compris quelques bribes dont « ma fille ». J’étais bouleversée et très angoissée parce que cela signifiait que j’avais mon père alors que j’avais toujours cru n’avoir que ma mère ! J’étais dans un état de panique immense puisque je ne comprenais pas pourquoi après tant d’années d’absence « mon père », peut-être, m’appelait soudain ? Que s’était-il passé ? Qu’y avait-il de grave ? Après avoir repassé les messages et entendu cette voix, je me posais des questions. Pourquoi avait-il refait surface ?

A part quelques mots, le son était brouillé. Je décidais alors de me rendre à la cité de la technologie pour faire décrypter ces messages. Après quelques jours de manipulation, ils m’ont rappelée. Je me suis pressée d’enfiler une veste et de prendre la route pour vite m’y rendre. Arrivée à destination, je me suis rendue au 18ème étage, salle C8280. La pièce était sombre avec de nombreux ordinateurs et  du matériel électronique. Au fond de la salle, M. Bistouri m’accueillit avec le sourire. Il me fit écouter le résultat mais il me prévint que tout n’était pas audible.

« ma fille, je n’ai pas …jours été là pour t… mais écoute car c’est ….ortant. Le 21…… un drame va se dérouler…. Ils ont prévu de …. »

Impossible de comprendre la suite. J’étais choquée. Qu’allait-il se passer le 21 ? De quoi voulait-il me parler ?  Je pris mon courage à deux mains et je me mis à taper le numéro pour rappeler « mon père ».

-« Allo ! allo !

-Oui…euh …vous m’avez appelé il y a une semaine et je n’ai pas tout compris…

-Ah ! oui, tu es Sarah ? J’ai besoin de te voir au plus vite ! demain, est-ce possible ?

-Euh…je ne sais pas…

-S’il te plait, c’est urgent ! viens à l’entrée du parc à 14h »

-Et là, cet homme avait raccroché…je ne sais pas si je devais y aller demain, voir enfin « mon père ».

Je n’ai pas dormi de la nuit, j’ai réfléchi pendant longtemps avant de savoir ce que j’allais faire… Mais, tout compte fait, à 14h, j’étais devant l’entrée du parc…Les heures passaient et il n’y avait toujours personne. J’étais de plus en plus déçue…

Vers 17h, je décidai de m’en aller, je montais les escaliers de chez moi, je pris mon téléphone, énervée pour l’appeler…mais personne ne répondit !

J’allumai la télé…et là…. J’étais tétanisée….on était effectivement le 21 et « mon père » était…mort. C’était un certain Parizot, un prisonnier en cavale, activement recherché. Il s’est fait tué ce matin, voilà pourquoi il voulait me voir car traqué de toute part. Je compris pourquoi je n’avais jamais eu de nouvelles de lui depuis ma naissance.

Récit à suites (dernière semaine)

Le texte que vous avez préféré est le texte 2 !

Quand le réveil a sonné, je venais juste de m’endormir. Je me suis repassé le message en boucle toute la nuit, je l’ai archivé, ai noté le numéro sur un ticket de concert, dans mon carnet d’adresses et sur un agenda à la date du 21 septembre. J’ai mis un temps fou à me préparer, je me suis traînée jusqu’au bureau. Une fois arrivée, j’ai pris une tasse de café bien serré. En le buvant, je me repassais encore ce message. En face de moi se trouvait un grand miroir. J’ai pris peur en me regardant : j’avais d’énormes cernes, la peau toute pâle, un fantôme ! Non, une morte !

M. Poirault est arrivé vers moi avec une démarche très agitée. Il s’est arrêté juste en face de moi : « Mademoiselle, votre téléphone n’a pas arrêté de sonner !!! Il y a plein de messages laissés sur le répondeur ! Il va falloir peut-être les lire, ça a l’air important ! » En les écoutant, je remarquais que le numéro de mon message nocturne apparaissait tout le temps. L’homme qui me parlait avait une voix très grave.  En me repassant tous les messages, j’étais incapable de mettre un prénom sur cette voix. Je n’avais aucune idée de qui cela pouvait être, surtout en plein milieu de la nuit. Sur le moment, je pensais à un canular mais à force d’écouter mon répondeur, l’homme me paraissait très paniqué comme s’il voulait m’avertir ou me prévenir de quelque chose qui allait se passer. Pourtant, un détail m’interpella : à travers ce message, je compris quelques bribes dont « ma fille ». J’étais bouleversée et très angoissée parce que cela signifiait que j’avais mon père alors que j’avais toujours cru n’avoir que ma mère ! J’étais dans un état de panique immense puisque je ne comprenais pas pourquoi après tant d’années d’absence « mon père », peut-être, m’appelait soudain ? Que s’était-il passé ? Qu’y avait-il de grave ?

Après avoir repassé les messages et entendu cette voix, je me posais des questions. Pourquoi avait-il refait surface ?

A part quelques mots, le son était brouillé. Je décidais alors de me rendre à la cité de la technologie pour faire décrypter ces messages. Après quelques jours de manipulation, ils m’ont rappelée. Je me suis pressée d’enfiler une veste et de prendre la route pour vite m’y rendre. Arrivée à destination, je me suis rendue au 18ème étage, salle C8280. La pièce était sombre avec de nombreux ordinateurs et  du matériel électronique. Au fond de la salle, M. Bistouri m’accueillit avec le sourire. Il me fit écouter le résultat mais il me prévint que tout n’était pas audible.

« ma fille, je n’ai pas …jours été là pour t… mais écoute car c’est ….ortant. Le 21…… un drame va se dérouler…. Ils ont prévu de …. »

Impossible de comprendre la suite. J’étais choquée. Qu’allait-il se passer le 21 ? De quoi voulait-il me parler ?Choisissez la dernière étape du récit entre ces trois textes  !

TEXTE 1

Je me repassais le message une vingtaine de fois et je pensais avoir une idée du début : « Ma fille, je n’ai pas toujours été là pour toi mais écoute car c’est très important. Le 21 septembre, un drame va se dérouler. Ils ont prévu de… »

Mais qui sont « ils » ? Est-ce que je les connaissais ? Etait-ce si grave ?

Je décidai d’aller voir ma mère pour en savoir plus sur mon père et pourquoi il n’avait jamais été là pour moi. Après plus d’une heure de route, j’arrivai chez ma mère et j’avais peur. J’avais un sentiment horrible que je ne connaissais pas. Je pris le peu de courage que j’avais et sonnai. Quand ma mère m’ouvrit, j’étais émue de la voir. Nous avons parlé pendant des heures.

Elle m’apprit qu’elle ne connaissait pas réellement mon père, c’était un homme qui avait pris une fausse identité. Il lui avait dit qu’il s’appelait Bertrand mais c’était faux. Un jour, il était parti sans rien lui dire alors qu’elle était enceinte. Quelques jours plus tard, elle le reconnut à la télé : il s’était fait arrêter avec d’autres hommes pour vol. Elle pense qu’il faisait partie d’un gang ou autre.

Je lui racontais tous les messages et la peur que j’avais. Cet homme inconnu prétendait être mon père. Elle ne savait pas quoi me dire et avait peur pour moi.

Les jours passèrent, nous nous rapprochions du 21 septembre, et le peu de messages que j’avais n’indiquaient rien.

Le 21, je me réveillai avec angoisse et interrogation. Tétanisée sur mon canapé, je vis un homme surgir avec un pistolet braqué sur moi. Je ne savais plus quoi faire.

Il me dit : « Si tu ne veux pas mourir, tu ne bouges pas et tu ne sors pas un mot ! ». J’acquiesçai de la tête.

Trois autres hommes arrivèrent, vidèrent l’appartement et me kidnappèrent. Je me suis retrouvée dans une forêt, les mains attachées,  seule. Le lendemain, un marcheur me trouva et m’emmena à l’hôpital. La police me posa des questions. Une dizaine de jours plus tard, l’homme qui m’avait trouvée vient me voir et m’apprit qu’il était mon père, sa bande m’avait attaqué par vengeance. J’étais leur prochaine victime, ils savaient tout de moi. Mon père que je ne connaissais pas avant m’avait sauvée !

TEXTE 2

Je pris mon courage à deux mains et je me mis à taper le numéro pour rappeler « mon père ».

-« Allo ! allo !

-Oui…euh …vous m’avez appelé il y a une semaine et je n’ai pas tout compris…

-Ah ! oui, tu es Sarah ? J’ai besoin de te voir au plus vite ! demain, est-ce possible ?

-Euh…je ne sais pas…

-S’il te plait, c’est urgent ! viens à l’entrée du parc à 14h »

-Et là, cet homme avait raccroché…je ne sais pas si je devais y aller demain, voir enfin « mon père ».

Je n’ai pas dormi de la nuit, j’ai réfléchi pendant longtemps avant de savoir ce que j’allais faire… Mais, tout compte fait, à 14h, j’étais devant l’entrée du parc…Les heures passaient et il n’y avait toujours personne. J’étais de plus en plus déçue…

Vers 17h, je décidai de m’en aller, je montais les escaliers de chez moi, je pris mon téléphone, énervée pour l’appeler…mais personne ne répondit !

J’allumai la télé…et là…. J’étais tétanisée….on était effectivement le 21 et « mon père » était…mort. C’était un certain Parizot, un prisonnier en cavale, activement recherché. Il s’est fait tué ce matin, voilà pourquoi il voulait me voir car traqué de toute part. Je compris pourquoi je n’avais jamais eu de nouvelles de lui depuis ma naissance.

TEXTE 3

Je pris mon téléphone et rappelai l’homme qui prétendait être mon père :

-« Allo… »

Je ne savais pas trop quoi dire, j’étais bouleversée, je ne m’attendais pas à ce qu’il me réponde !

-« Bonjour, vous avez laissé des messages sur mon répondeur disant que vous étiez mon père…j’aimerais comprendre !

-Effectivement, reprit-il, je me présente : Claude Duchamp, quand j’ai quitté ta mère, elle était enceinte et moi je ne me sentais pas prêt à devenir père. Aujourd’hui, je le regrette ». Il voulait enfin faire quelque chose pour moi.

Il m’expliqua qu’il faisait partie d’un groupe terroriste et que ses associés voulaient placer des bombes un peu partout dans la ville.

Il me conseilla, sachant que j’étais devenue journaliste, de dénoncer les faits qui se produiront le 21 septembre.

Maintenant, je comprends le sens de la phrase : « ma fille, je n’ai pas toujours été là pour toi mais écoute c’est important. Le 21 septembre, un drame va se dérouler. Ils ont prévu de tout faire sauter ! »

Comment faire pour écrire un article sur des faits qui ne se sont pas passés, ça mettrait la ville en panique. Je pris le temps de la réflexion.

Je suis allée en parler à mon supérieur pour qu’il me donne son autorisation mais il me la refusa.

Je fis mes bagages et rappelai mon père. Je lui dis que j’allais prendre l’avion et je le priai de venir avec moi. Il refusa lui aussi.

Le 21 septembre, 4h32, l’avion décolle. Au moment de survoler la ville, une terrible explosion se produisit. Je pus la voir par le hublot. Une sensation bizarre m’apparut dans le corps, les larmes montaient, tout ça pour un homme que je ne connaissais finalement même pas !

Etait-il mort ? Avait-il fui ? Nul ne pourra me répondre.

Récit à suites (semaine 3)

Le texte que vous avez préféré est le texte 3 !

Quand le réveil a sonné, je venais juste de m’endormir. Je me suis repassé le message en boucle toute la nuit, je l’ai archivé, ai noté le numéro sur un ticket de concert, dans mon carnet d’adresses et sur un agenda à la date du 21 septembre. J’ai mis un temps fou à me préparer, je me suis traînée jusqu’au bureau. Une fois arrivée, j’ai pris une tasse de café bien serré. En le buvant, je me repassais encore ce message. En face de moi se trouvait un grand miroir. J’ai pris peur en me regardant : j’avais d’énormes cernes, la peau toute pâle, un fantôme ! Non, une morte !

M. Poirault est arrivé vers moi avec une démarche très agitée. Il s’est arrêté juste en face de moi : « Mademoiselle, votre téléphone n’a pas arrêté de sonner !!! Il y a plein de messages laissés sur le répondeur ! Il va falloir peut-être les lire, ça a l’air important ! » En les écoutant, je remarquais que le numéro de mon message nocturne apparaissait tout le temps. L’homme qui me parlait avait une voix très grave.  En me repassant tous les messages, j’étais incapable de mettre un prénom sur cette voix. Je n’avais aucune idée de qui cela pouvait être, surtout en plein milieu de la nuit. Sur le moment, je pensais à un canular mais à force d’écouter mon répondeur, l’homme me paraissait très paniqué comme s’il voulait m’avertir ou me prévenir de quelque chose qui allait se passer. Pourtant, un détail m’interpella : à travers ce message, je compris quelques bribes dont « ma fille ». J’étais bouleversée et très angoissée parce que cela signifiait que j’avais mon père alors que j’avais toujours cru n’avoir que ma mère ! J’étais dans un état de panique immense puisque je ne comprenais pas pourquoi après tant d’années d’absence « mon père », peut-être, m’appelait soudain ? Que s’était-il passé ? Qu’y avait-il de grave ? Choisissez l’avant dernière étape du récit entre ces trois textes  !

Texte 1

J’ai essayé de comprendre ce mystère.  J’ai ouvert mon agenda, je me suis souvenue de la page sur laquelle j’avais inscrit son numéro – Le 21 septembre, une date dont je me rappellerai toujours, celle où je suis née, celle où mon père à quitté maman, où il nous a laissées seules ! Quelque part en moi, j’ai gardé cette souffrance profonde. Je n’ai jamais connu cet homme, mon père !  J’aurais aimé avoir des souvenirs, des photos …Le téléphone s’est remis à sonner. J’ai décroché. Une voix plutôt  grave… apeurée… je ne sais pas trop. Mais ce dont je suis sûre, c’est qu’il allait se passer quelque chose.

« Marie ! ?

–  Qui…. Qui est-ce ? » Là, il y eut comme un silence, un vent qui me glaçait le corps.

« – Je m’appelle Edward, je suis ton père ». J’ai lâché le téléphone un petit instant pour savoir si j’avais bien compris.

«-  Je n’ai pas de père !

– Je suis parti le jour de ta naissance, j’étais apeuré à l’idée d’avoir une petite fille, je ne savais pas comment j’allais m’y prendre. Je regrette, Marie. Cela fait déjà plusieurs mois que je reste face à mon téléphone en espérant que tu cherches à me contacter… Je suis désolé, désolé d’avoir loupé ta vie… Je suis simplement désolé pour toute cette souffrance que je vous ai infligée à toi et à ta mère. Je regrette tant, et…

-Pourquoi me contacter, pourquoi avoir attendu si longtemps ?

– Parce que je n’avais pas la force, et aujourd’hui, je voulais t’apprendre quelque chose…

– QUOI ? dis-je en colère.

– Marie, j’ai deux cancers en phase terminale et je vais demander à ce qu’ils me laissent partir. Je sais que je n’ai pas été un père exemplaire, que je ne mérite pas ton pardon, mais j’aurais aimé, juste une fois, te rencontrer, voir qu’elle fille talentueuse tu es. Marie, je ne veux pas m’en aller sans t’avoir vue, Ma FILLE. »

J’ai raccroché, complètement bouleversée. Je me disais qu’il ne méritait pas que je vienne. Mais ceci dit, on fait tous des erreurs… Je ne sais pas quoi faire … Je dois réfléchir….

Texte 2.

Après avoir repassé les messages et entendu cette voix, je me posais des questions. Pourquoi avait-il refait surface ?

A part quelques mots, le son était brouillé. Je décidais alors de me rendre à la cité de la technologie pour faire décrypter ces messages. Après quelques jours de manipulation, ils m’ont rappelée. Je me suis pressée d’enfiler une veste et de prendre la route pour vite m’y rendre. Arrivée à destination, je me suis rendue au 18ème étage, salle C8280. La pièce était sombre avec de nombreux ordinateurs et  du matériel électronique. Au fond de la salle, M. Bistouri m’accueillit avec le sourire. Il me fit écouter le résultat mais il me prévint que tout n’était pas audible.

« ma fille, je n’ai pas …jours été là pour t… mais écoute car c’est ….ortant. Le 21…… un drame va se dérouler…. Ils ont prévu de …. »

Impossible de comprendre la suite. J’étais choquée. Qu’allait-il se passer le 21 ? De quoi voulait-il me parler ?

Texte 3.

J’ai réécouté les messages toute la journée à chacun de mes moments libres. Je n’ai pas déchiffré grand-chose. J’ai décidé alors de me rendre au commissariat après mon travail et de leur demander de l’aide pour essayer de trouver d’où provenaient les appels. Sur le chemin, je marchais d’un bon pas quand soudain mon téléphone sonna. Mon cœur se mit à battre deux fois plus vite et un nœud au ventre se forma. Je m’arrêtai net et pris mon téléphone. Même numéro…. Je décrochai et mis mon portable à l’oreille.

« Allo ?  ALLO ? » Personne au bout, juste des bruits d’enfants… Après avoir raccroché, je me suis assise sur le banc juste à côté de moi. Je réfléchissais, repensais à cet appel. Soudain je fis un rapprochement : j’étais assise précisément devant une école primaire, et les enfants en sortaient à l’instant…. Etait-il là ?  Un bruit de tôles froissées me fit sursauter. A quelques mètres de moi, un camion venait  de percuter une voiture.  Un homme passa devant moi, téléphone à la main, il courrait vite et avait une capuche sur la tête. Cette scène était étrange…. Tout cela devenait étrange….  Cet homme m’avait-il téléphoné ? Savait-il qu’il allait y avoir un accident ? Cet homme était-il mon père ? Tous ces appels me montaient-ils à la tête et me faisaient-ils devenir folle ?

Récit à suites (semaine 2)

le texte gagnant de la semaine dernière est le texte 2 !

Quand le réveil a sonné, je venais juste de m’endormir. Je me suis repassé le message en boucle toute la nuit, je l’ai archivé, ai noté le numéro sur un ticket de concert, dans mon carnet d’adresses et sur un agenda à la date du 21 septembre. J’ai mis un temps fou à me préparer, je me suis traînée jusqu’au bureau. Une fois arrivée, j’ai pris une tasse de café bien serré. En le buvant, je me repassais encore ce message. En face de moi se trouvait un grand miroir. J’ai pris peur en me regardant : j’avais d’énormes cernes, la peau toute pâle, un fantôme ! Non, une morte !

M. Poirault est arrivé vers moi avec une démarche très agitée. Il s’est arrêté juste en face de moi : « Mademoiselle, votre téléphone n’a pas arrêté de sonner !!! Il y a plein de messages laissés sur le répondeur ! Il va falloir peut-être les lire, ça a l’air important ! » En les écoutant, je remarquais que le numéro de mon message nocturne apparaissait tout le temps. L’homme qui me parlait avait une voix très grave… Choisissez la suite en votant pour un de ces trois textes

.

Texte 1.

«  Mais réponds ! Je t’en supplie, j’ai besoin d’aide….Lucie réponds-moi ! » Puis plus rien, un grand vide…

Qui est cet homme qui connaît mon prénom et qui me demande de l’aide ? J’ai essayé donc de rappeler, mais sans résultats. En cherchant, j’ai trouvé un numéro similaire : Marc. Marc ? ça y est, j’y suis.

J’ai décidé alors de débarquer chez lui. Rien ! Nada ! Personne …. Sauf un post-it : « Parti pour le quartier ».

Si c’est ce que je pense, c’est pas bon ! Je repars à toute vitesse et arrive au quartier.

Tous mes souvenirs remontent : la drogue, l’alcool, l’illicite. Tout cela faisait partie de mon passé mais plus maintenant. Il fallait que je le trouve et pour ça il va falloir que je contacte certaines personnes.

Texte 2.

Cette voix grave me rappelait quelque chose, le message était : « Claire, le temps passe vite et je commence à oublier ton beau visage et ta douce voix, à quand remonte notre dernier rendez-vous ? Je ne me souviens plus, mais je sais que la prochaine fois que nous nous verrons ce sera le 21 septembre. Désormais, je te laisse à tes préoccupations ».

Je me demandais qui cela pouvait bien être et je commençais à avoir peur. Nous nous rapprochions du 21 septembre. Une semaine passa, demain le 21, l’anxiété est à son comble. Je fermais toutes les portes à clé, les fenêtres, les volets. Je m’asseyais sur le canapé devant un film et je me rongeais les ongles, la boule au ventre… la peur d’être demain.

Texte  3.

L’homme qui me parlait avait une voix très grave. En me repassant tous les messages, j’étais incapable de mettre un prénom sur cette voix. Je n’avais aucune idée de qui cela pouvait être, surtout en plein milieu de la nuit. Sur le moment, je pensais à un canular mais à force d’écouter mon répondeur, l’homme me paraissait très paniqué comme s’il voulait m’avertir ou me prévenir de quelque chose qui allait se passer. Pourtant, un détail m’interpella : à travers ce message, je compris quelques bribes dont « ma fille ». J’étais bouleversée et très angoissée parce que cela signifiait que j’avais mon père alors que j’avais toujours cru n’avoir que ma mère ! J’étais dans un état de panique immense puisque je ne comprenais pas pourquoi après tant d’années d’absence « mon père », peut-être, m’appelait soudain ? Que s’était-il passé ? Qu’y avait-il de grave ?

Récit à suites

Récit à suites – Premier vote …

Pendant 4 semaines, les élèves de  2 BAC pro Esthétique et les 1 CAP Coiffure vont imaginer, à tour de rôle, les différentes étapes d’un récit à partir d’un extrait de roman, choisi par l’ensemble des deux classes  parmi une sélection de cinq textes.  Chaque semaine, nous sélectionnerons trois suites parmi leurs écrits,  pour vous les soumettre.  Vous pourrez voter pour choisir la suite que vous préférez et à partir de  laquelle les élèves de l’autre classe devront continuer cette histoire.

Chaque vendredi, nous vous tiendrons au courant de l’avancée de cette écriture et vous pourrez voter jusqu’au mardi soir.

Nous vous remercions de votre participation et vous souhaitons de bonnes lectures.

Les trois premiers textes :

TEXTE 1

Quand le réveil a sonné, je venais juste de m’endormir. Je me suis repassé le message en boucle toute la nuit, je l’ai archivé, ai noté le numéro sur un ticket de concert, dans mon carnet d’adresses et sur un agenda à la date du 21 septembre. J’ai mis un temps fou à me préparer, je me suis traînée jusqu’au bureau. Quand je suis arrivée, je me suis assise et j’ai pensé à ce message. Il m’a hanté toute la journée et m’empêchait de travailler. Ce message de quelques secondes qui me demandait de l’aide ! Mais où pouvait-il être ? Qu’est-ce qui avait pu lui arriver ? J’étais prête à tout pour retrouver mon frère. Je commençais à mener mon enquête quand tout à coup…

TEXTE 2.

Quand le réveil a sonné, je venais juste de m’endormir. Je me suis repassé le message en boucle toute la nuit, je l’ai archivé, ai noté le numéro sur un ticket de concert, dans mon carnet d’adresses et sur un agenda à la date du 21 septembre. J’ai mis un temps fou à me préparer, je me suis traînée jusqu’au bureau. Une fois arrivée, j’ai pris une tasse de café bien serré. En le buvant, je me repassais encore ce message. En face de moi se trouvait un grand miroir. J’ai pris peur en me regardant : j’avais d’énormes cernes, la peau toute pâle, un fantôme ! Non, une morte !

M. Poirault est arrivé vers moi avec une démarche très agitée. Il s’est arrêté juste en face de moi : « Mademoiselle, votre téléphone n’a pas arrêté de sonner !!! Il y a plein de messages laissés sur le répondeur ! Il va falloir peut-être les lire, ça a l’air important ! » En les écoutant, je remarquais que le numéro de mon message nocturne apparaissait tout le temps. L’homme qui me parlait avait une voix très grave…

TEXTE 3.

Quand le réveil a sonné, je venais juste de m’endormir. Je me suis repassé le message en boucle toute la nuit, je l’ai archivé, ai noté le numéro sur un ticket de concert, dans mon carnet d’adresses et sur un agenda à la date du 21 septembre. J’ai mis un temps fou à me préparer, je me suis traînée jusqu’au bureau afin de vérifier quelque chose. J’ai réussi à trouver le numéro de téléphone en question. Il appartenait à Madame Relbloy. Je l’avais croisée une ou deux fois mais je ne la connaissais pas vraiment. C’était la mère de mon ex compagnon, Franck. « Il est mort ! » Voilà le message qu’elle m’a envoyé. Frank est mort ! Il était parti aux Etats-Unis pour tout le mois de septembre et le 11, quand j’avais entendu parler de l’attentat, je ne savais pas qu’il était là-bas. Sa mère n’a été informée qu’après, lorsqu’ils ont identifié son corps. Que faisait-il sur les lieux ?

Quel texte préférez-vous ?   Cliquez sur commentaires pour laisser votre vote.

Poussière rouge / Gillian SLOVO

En 1995, l’Afrique du Sud tente de se remettre de l’apartheid. Il faut régler les comptes du passé pour construire l’avenir. Tel est le rôle de la Commission Vérité et Réconciliation. Les audiences se succèdent et confrontent les victimes aux bourreaux.
Dans la chaleur poussiéreuse de Smitsrivier, Sarah, jeune et brillant procureur, cherche à y voir clair.
Mais le droit suffit-il à la quête de la vérité? Et LA vérité existe-t-elle? Au-delà des causes politiques, il y a les individus avec leurs failles et leurs contradictions, leurs petites lâchetés et leurs grands sentiments…

Le parfum / Patrick SUSKIND

Qu’un roman historique parvienne à reconstituer une époque à travers son langage, ses costumes, ses habitudes alimentaires, c’est impressionnant, mais qu’il réussisse en plus à faire revivre un univers olfactif, jamais une telle gageure n’avait été tentée. À travers l’histoire passionnante de Jean-Baptiste Grenouille, meurtrier doté d’un odorat exceptionnel, c’est tout le XVIIIe siècle français qui ressurgit miraculeusement préservé, des parfumeries de Grasse (l’auteur a fait ses études à Aix-en-Provence) à la puanteur des bas-fonds de Paris. Monstre et génie, rêvant de dominer le monde et d’égaler Dieu grâce à son don si particulier et à son absence totale de scrupules, le personnage de Grenouille est inoubliable, entraînant le lecteur par le bout du nez dans des tribulations surprenantes et drôlatiques jusqu’à une chute plutôt inattendue. Ce premier roman a été, dès sa parution, un succès mondial.

Le papillon des étoiles / Bernard WERBER

Le plus beau des rêves : Batir ailleurs une nouvelle humanité qui ne fasse plus les mêmes erreurs. Le plus beau des projets : Construire un vaisseau spatial de 32 km de long propulsé par la lumière et capable de faire voyager cette humanité pendant plus de 1000 ans dans les étoiles. La plus folle des ambitions : Réunir des pionniers idéalistes qui arrivent enfin à vivre ensemble en harmonie. Et au final la plus grande des surprises…