Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus / Eric-Emmanuel SCHMITT

Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius. Dans la veine d’Oscar et la dame rose, de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ou de L’Enfant de Noé.

On peut se dire au revoir plusieurs fois / David SERVAN-SCHREIBER

« Tôt ou tard, il allait revenir. Je connaissais les pronostics de mon cancer. Je pouvais retarder l’échéance, gagner des années, presque l’oublier, mais cette fois c’était « The big One », comme disent les Californiens qui redoutent un tremblement de terre dévastateur.

Cette rechute m’a amené a me poser les questions les plus graves, peut-être les plus importantes, de ma vie : si je suis rattrapé par la maladie alors que je pense, mange, bouge, respire et vis anticancer, alors que reste-t-il d’Anticancer ?

C’est pour répondre à cette question que j’écris aujourd’hui.

Ce livre est aussi  l’occasion, pour moi, de dire au revoir à tous ceux qui ont apprécié mes livres précédents ou qui sont venus m’écouter. Quoi qu’il arrive, j’ai le ferme espoir que cet au revoir ne sera pas le dernier.

On peut se dire au revoir plusieurs fois. »

La joconde noire / Elvire MAUROUARD

Cette auteur haïtienne, docteur es Lettres a su peindre dans ce roman le visage d’un esclavage plus méconnu : un esclavage sexuel pervers et dissimulé. Un négrier : Legrand Pisquette pense être le maître de la vie de chacun, le droit de cuissage lui semble être évidemment un droit naturel ; espionner sa fille avec cette fille noire aussi.

On pourrait penser qu’il s’agit d’un roman de gare, vaguement érotique, en réalité la langue y est sublime, les références littéraires, notamment du XVIIIème, subtiles et pertinentes. C’est un livre qui érige la dignité comme un principe fondamental. Elvire Maurouard cultive comme Sade une certaine ambiguïté : décrire pour dénoncer, faire naître le plaisir pour mieux relever l’ignominie. Le lecteur est confronté à un dépaysement spatio-temporel troublant. Il est tenu par un rythme soutenu, embarqué par des destins denses. C’est juste un grand livre.

Jusqu’à la grotte de la Luire / Ahmed KALOUAZ

1944. En route pour une partie de pêche, Jules, lycéen de 15 ans, et son cousin Paul réfractaire au STO, sont surpris par un groupe de soldats allemands et séparés dans leur fuite. Jules est recueilli par un employé de la mine, Lucien, qui fait partie de la Résistance. L’adolescent, d’abord caché avec un groupe de réfugiés, rejoindra la maquis du Vercors et les rangs des combattants de la « République Libre »…

Ecriture

Nouveau concours d’écriture : ÊTRE JEUNE EN 2012

Les  élèves ont écrit deux  essais sur le thème : être jeune en 2012. Ils avaient comme pistes de réflexion des photos que nous avions sélectionnées.Les thèmes étaient : amis,  famille, sport, tabac, alcool, voiture, vivre en couple, être enceinte… Un des  textes devait être positif et l’autre négatif.   Un jury composé de professeurs de diverses matières et de personnel d’entretien de l’établissement  vont lire ces essais et décerner trois prix aux textes qu’ils auront préférés.

Les trois textes gagnants de notre concours : ÊTRE JEUNE EN 2012

Le premier prix : bon d’achat

Les soirées alcoolisées

Être jeune en 2012 signifie soirées, alcool, drogues et cigarettes. L’alcool fait malheureusement partie du quotidien de trop d’entre nous, et la prise en quantité déraisonnable peut entraîner des troubles graves susceptibles de provoquer la mort.

Les jeunes d’aujourd’hui sortent de plus en plus en soirée et en boite de nuit où l’alcool est omniprésent, mais le plus souvent , arrivés en boite de nuit, ils ont déjà bien bu, car l’alcool en boite de nuit est très cher. Mais ces jeunes -là ne sont pas conscients des risques que l’alcool peut comporter. Souvent en fin de soirée, ils reprennent leur voiture pour rentrer chez eux, après avoir bu et fumé. Mais parfois, ils ne sont pas seuls dans la voiture. Un homme ou une femme ivre peut ramener aussi un petit nombre de personnes dans le même état et dans la même voiture ; à ce moment-là, ils ne sont pas, ou plus conscients des risques, du fait de l’alcool absorbé. Cette personne qui conduira, risquera de tuer ses amis, et de décéder aussi après un accident de la route sur le chemin du retour … Mais il y a aussi ceux qui prennent la voiture, pour soi-disant « frimer ». Ils se disent capables de conduire alors qu’ils ne marchent pas droit et qu’ils luttent pour ouvrir les yeux et pour rejoindre leur voiture. Drôle de frime quand on lit sur le journal « 5 jeunes tués sur la route après une soirée trop arrosée ». Et apparemment, cela ne sensibilise pas les jeunes : pourtant il y aurait de quoi ! C’est pourquoi, il faut à tout prix désigner une personne qui sera « sam » avant de commencer la soirée et non pas en fin de soirée !

Parfois l’alcool est ravageur avec certaines personnes. Elles ne connaissent pas leurs limites et boivent sans même en avoir envie. Elles ne prennent pas conscience des risques qu’elles courent. mais certaines boissons étant très sucrées, le consommateur ne se rend compte ni  du goût de l’alcool, ni de la vitesse de la propagation des effets de l’alcool. Lorsqu’il s’en aperçoit, c’est déjà trop tard. Mais ces jeunes-là ne pensent pas à leurs proches à ce moment précis. Ils pensent juste à s’amuser et comme ils disent « à profiter de leur jeunesse ». Mais ils peuvent partir pour toujours à cause d’un verre de trop. Le coma éthylique est bien présent de nos jours…

D’autres jeunes peuvent être violents à cause de l’alcool, et cela est très dangereux pour eux et pour les autres car ils ne se contrôlent plus et peuvent blesser quelqu’un sans aucune raison et peuvent même l’envoyer à l’hôpital…

Il faut donc boire avec modération, désigner une personne sobre pour conduire s’il le faut, ou raccompagner les personnes qui ne sont pas aptes à conduire ou bien leur proposer de rester dormir sur place et d’attendre le lendemain pour repartir.

Nous n’avons qu’une seule vie, alors prenons en soin !

Marion VANHOOVE

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Le deuxième prix : 2 places de cinéma

En 2012 le comportement des jeunes face à l’alcool a bien changé. Certains jeunes vont juste boire un apéro avec leur famille ou leurs amis, alors que d’autres, se prendront « une cuite » pour un anniversaire ou même à une simple fête. Avant les parents ne laissaient pas leurs enfants boire du vin à table dès l’âge de 17 ans alors que maintenant dès qu’il y a un repas de famille, ils leur permettent de boire un verre ou deux avec eux. A présent, l’alcool n’est plus un sujet tabou car auparavant on pouvait distinguer des comportements différents selon que l’on soit un homme ou une femme. Même les jeunes filles de la génération précédente ne buvaient pas autant que maintenant car elles se devaient d’avoir une certaine retenue par rapport aux mœurs de la société.

Pour beaucoup d’entre nous les jeunes, l’alcool est un moyen d’oublier tous nos problèmes. Certains vous diront que cette boisson leur fait du bien ! POURQUOI !? Tout simplement parce que lorsqu’ils sont sous l’emprise de l’alcool, ils ne sont pas conscients de leurs actes ou leurs paroles … D’autres se sentiront libres, car si ils ont des problèmes dans leur quotidien, et bien dans ces moments où ils sont « bourrés », ils s’amuseront beaucoup plus avec leurs amis et rigoleront parfois sans savoir pourquoi !!!

Je trouve qu’ils ne savent plus faire de fêtes sans ces boissons, et surtout que lorsqu’ils sont sous cette emprise, ils ne savent plus se contrôler !!! C’est donc pour cela qu’il y a beaucoup plus d’accidents sur la route, de bagarres aux sorties de boites de nuit ou même plus de comas éthyliques !!! Chez certains jeunes, l’alcool les rendra beaucoup plus violents que ce soit avec leur entourage familial ou même leurs amis ! Cette violence est souvent présente en soirées très arrosées car ces jeunes vont se battre soit entre eux, soit avec des étrangers.

Moi, je pense que les boissons alcoolisées ne sont pas un miracle à nos problèmes car après nous être remis de nos émotions, nos soucis du quotidien refont toujours surface ! Et ce n’est pas en passant une soirée à boire que tout se règle, même si, c’est vrai, que lorsque nous sommes invités à une soirée « arrosée », en voyant les autres prendre plaisir à boire de l’alcool, nous sommes tentés de faire comme eux. Dans ma génération les jeunes ne savent plus s’amuser sans boissons alcoolisées.

Elodie PERRIAU

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Troisième prix : deux places de cinéma

La famille en 2012

La famille est un élément important et indispensable dans notre vie. Nos parents exercent sur nous une influence physique, psychologique et sociale. Notre corps, tant dans son fonctionnement que dans son apparence, dépend fortement de l’hérédité que nous ont transmis nos parents. La confiance que nous avons en nous-mêmes ou l’image de soi, notre façon d’entrer en contact avec les autres, de gagner ou de perdre, d’aimer ou de détester, de dominer ou d’être dominé, dépend fortement des modèles relationnels que nous avons acquis au contact de nos parents.

Durant notre enfance, nous ne prenons pas conscience de l’importance de la famille. Quand nous sommes petits, on dit « je t’aime » sans vraiment savoir la signification de ce mot : l’amour. C’est bien plus tard que l’on s’aperçoit cette immense  importance.

Une mère et un père sont indispensables à la vie d’un enfant. Ils sont là pour l’épauler, l’aider, le conseiller, pour qu’il fasse le bon choix dans sa vie future.

Quand nous sommes adolescents, nous ne prenons pas vraiment conscience de l’importance d’un parent. Parfois même, on lui manque de respect et ce pour des raisons parfois complètement ridicules, ou alors parce que l’on souhaite une chose et les parents ne veulent pas. Ce que l’on ne comprend pas, ou plutôt ce que l’on ne veut pas comprendre, c’est que chaque réponse de nos parents, négative ou positive, est pour notre bien, pour qu’on ne fasse pas des bêtises, qu’on pourrait regretter plus tard.

Quand nous avons des peines de coeur par exemple, nos parents répondent souvent présents pour nous consoler. Pour nous aider à y voir un peu plus clair. Quand nous perdons des amis chers, et qu’on ne pense pas pouvoir s’en relever, nos parents sont encore là pour nous aider à tenir le coup, à rester fort malgré la douleur qui nous hante.

Parce que dans le fond, nous critiquons nos parents, les méprisons et parfois même les ignorons dans toutes les circonstances, mais nous savons au fond de nous-mêmes, que notre amour pour eux est bien plus important que tout autre amour.

Tiphaine MACIA

Rencontre avec Lucie LACHAPELLE

Mardi 27 mars 2012, nous avons rencontré Lucie Lachapelle, qui était venue du Québec, pour nous parler de son  livre, « Rivière Mékiskan ». Pour écrire ce livre, elle ne s’est pas inspirée de sa vie, mais de faits réels, de paroles, de choses vues et de la réalité de la vie des Amérindiens.

Pour elle, écrire, c’est fantastique car les personnages existent. Elle se plonge dans leur histoire. Les mots permettent de les retranscrire. Elle ressent énormément d’émotions en écrivant.  Dans « Rivière Mékiskan », le personnage d’Alice est une jeune femme en colère, triste car son père l’a abandonnée. Sa mère ne lui a pas transmis ses racines amérindiennes. Un jour, elle apprend que son père a été retrouvé mort dans un parc, sur un banc. Elle décide alors d’aller chercher les réponses à ses questions et le lecteur la suit dans son voyage.

Lucie Lachapelle va publier son prochain livre dans quelques mois, c’est un recueil de nouvelles. Mais elle  a également fait des documentaires sur la santé mentale, les religieuses…

Cette rencontre était intéressante. Elle  nous a permis de mieux connaître le Québec et les Amérindiens .  Nous ne savions pas qu’il y avait une forte rivalité entre eux et les « Français » du Québec.

Alexandra, Catherine, Tiphaine, Mélanie 1 CAP coiffure.

article Creusot-infos

Hé petite ! / Yaël HASSAN

« Hé petite ! » C’est mon surnom depuis toujours. Il a suffi d’une visite médicale à l’école pour que le médecin s’inquiète de ma petite taille et me le certifie, je ne dépasserai pas le mètre quarante-sept. Entre les « minus », les « microbes » et les « pilules », pas facile de trouver ma place. Ras-le-bol que tout lemonde ne voit qu’une ado minuscule ! C’est décidé, il va falloir se battre…

L’adversaire / Emmanuel CARRERE

Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses parents puis tenté, mais en vain, de se tuer lui-même. L’enquête a révélé qu’il n’était pas médecin comme il le prétendait et, chose  plus difficile encore à croire qu’il n’était rien d’autre. Il mentait depuis 18 ans et errait des journées entières dans la nature faisant comme s’il allait au travail. Prêt d’être découvert, il a préféré supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Petite / Genevieve BRISAC

Ne plus manger, pour ne plus grandir. Voilà ce que décide Nouk l’année de ses treize ans. La faim fait souffrir, mais quel plaisir de se sentir la plus forte, de tromper la vigilance familiale, de mentir jusqu’au vertige… Internée en hôpital psychiatrique, guérie en apparence, Nouk demeure indomptable. Comment venir à bout de cette obstination désastreuse ?

« Je vis avec la faim, je la mate, je la dompte, je l’apprivoise, je l’endors. »

Eux sur la photo / Hélène GESTERN

Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer : Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Son seul indice : deux noms sur une photographie retrouvée dans des papiers de famille. Une réponse arrive : Stéphane a reconnu son père.

Commence alors une longue correspondance, parsemée de détails ténus puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant des archives et cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit.