« Je me tais. Je mâche consciencieusement mes nouilles auxquelles je ne
trouve aucun goût. Je suis ailleurs, vraiment, et le seul goût que j’ai
dans le cœur c’est celui du mensonge et de la tromperie. Mon père relate
à son tour comment une de ses collègues a remballé un client impoli. Ma
mère rit. J’aime voir l’éclat de la joie sur ses belles dents
régulières. Si elle savait ? »
A dix-neuf ans, seule, sans emploi ni domicile, Emilie est résignée à
accoucher sous X de Léa. Judith, quant à elle, espère enfin donner
naissance à son premier enfant. Mais rien ne se passe comme prévu.
Judith perd son nouveau-né, et la raison. Elle s’empare de la petite Léa
et s’enfuit. La parenthèse aura beau être désespérée, magique et sans
issue, Judith ne pourra se résoudre à perdre à nouveau » son » enfant.
Nanny, une jeune étudiante de l’université de New York, finance ses
études en gardant des enfants. Mais, quand elle accepte de s’occuper du
petit garçon des X., elle ne sait pas ce qui l’attend ! Portrait au
vitriol de cette classe privilégiée qui habite de gigantesques et
luxueux appartements à Manhattan, Nanny, journal d’une baby-sitter,
est un roman à la fois comique et poignant, aux accents
irrésistiblement autobiographiques (les auteurs, ex-babysitters, savent
visiblement de quoi elles parlent), un énorme best-seller aux États-Unis
(plus de un million d’exemplaires vendus)
Ian Kalny, cinéaste à succès, la quarantaine, revient dans sa ville
natale, trente ans après l’avoir quittée. Il y retrouve Adrien, un ami
de jeunesse devenu flic. Au fil de la conversation, Adrien lui apprend
la mort de leur pote Gregory : il n’avait pas 15 ans. Surnommé » Helmet
boy « , charismatique, mystérieux et rebelle, Gregory fascinait tous
les copains de l’école. Ian, Adrien et les autres n’avaient qu’un seul
rêve, lui ressembler. La nouvelle de sa mort replonge Ian en
adolescence. Il veut tout savoir des circonstances de son décès. Adrien
va lui raconter ce que lui a appris l’enquête qu’il a menée quelques
années plus tard. Avec, en toile de fond, l’ennui de la jeunesse des
banlieues de Los Angeles et le triste quotidien des » enfants tueurs »
au milieu des années 80, Helmet boy est l’histoire d’un adolescent en
quête de personnalité, pris dans l’engrenage de la violence.
Paris, XXe arrondissement. Après trois ans de prison, Malik Diagouraga,
alias » El Magnifico « , est enfin libre et s’installe dans
l’appartement de son frère. Depuis sa cellule, El Magnifico a entrepris
de raconter son existence sous la forme d’un roman, et espère trouver un
éditeur qui accepterait de le publier. Mais Malik n’est pas le seul à
croire en un avenir meilleur. Dans le quartier, il y a aussi Anthony
Duval, un musicien qui cherche à convaincre un producteur de financer
son premier album ; Johann Menon, dit » Bonheur « , employé dans le
supermarché voisin, qui se lie d’amitié avec un billet de 5 euros… ;
Maxou et Anastacia, deux ambitieux qui ne rêvent que de gloire en
passant dans une émission de télé réalité. De nombreux autres
protagonistes s’inviteront dans la vie de Malik. La descente aux enfers
peut dès lors commencer. Drogue, sexe, politique et violence, les
destins se croisent, les couples se font et se défont. » Les murs
donnent à rêver, mais toujours le même rêve, et les réveils sont
difficiles, parfois terribles « , écrit François Dupeyron dans sa
préface. La réalité dépasse-t-elle souvent la fiction ? Au lecteur de
juger. Mais l’espérance n’habite pas le quartier et personne ne sortira
indemne de ce bus.
Dans sa chambre, il y avait une étagère spéciale où il rangeait ses robots. Un jour, il me les a tous donnés. Sur les murs, il y avait des posters de Jim Morrison et un de Lara Croft. Il écoutait les Doors, Louise Attaque, Nirvana, et the Wall des Pink Floyd qu’il avait piqué aux parents, il le mettait à fond en faisant ses devoirs. Quand on lui demandait si ça allait, il répondait toujours « très bien » , ce qu’il avait fait de sa journée, il répondait « des trucs » , et si ça marchait à l’école « ouais » . Il ne piquait jamais dans les magasins alors que, pendant un moment, il était copain avec un mec qui n’arrêtait pas. Le dimanche, on allait manger chez mamie et c’était clair que c’était son préféré car elle lui caressait les cheveux tout le temps et qu’il se laissait faire. Avant de sortir avec Marie, il est sorti avec une fille qui s’appelait Annabelle et une autre Sophie. Personne ne comprend pourquoi il s’est jeté d’un pont.
Un père violent; une mère alcoolique. La vie de Nico est devenue
intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée,
désespérée, qui le, suit par défi, par goût de l’aventure aussi.
Comment s’en sortir à quatorze ans, sans ressources, sans abri ?
Squatter, fumer.. . Très vite ils sont pris dans l’engrenage de la
drogue. La première dose d’héroïne les précipite dans une longue
descente aux enfers. Nico et Gemma deviennent des junkies. Ils n’en sont
pas encore conscients.
Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante et nécessaire.
Meryl Maillet est un psychiatre qui, une fois installé confortablement à la maison, raconte à sa conjointe, tel un téléroman, tous ses entretiens avec ses patients. Jasmine, la parfumée, répète dans les moindres détails, sans en révéler la provenance, le contenu de ces rencontres à six apprenties écrivaines qui fréquentent son atelier d’écriture au sous-sol de la paroisse Saint Pierre-du-Calvaire tous les vendredis après-midi. L’une d’elles publiera un roman témoignant de tous les aspects de la vie d’une patiente, connue du public. L’auteure y raconte un sordide secret que Victoria Simonneau n’a confié qu’à son thérapeute…
« Oublier le Rwanda après le bruit et la fureur signifiait
devenir borgne, aphone, handicapée. C’était marcher dans l’obscurité,
en tendant les bras pour ne pas entrer en collision avec le futur. »
Ce livre nous parle d’un massacre mais aussi de la vie après le
génocide. On y rencontre Karl, dont la famille semble avoir échappé au
pire …. Nelly ne veut pas qu’on l’oublie … Anastase et Anastasie, frère
et soeur et pourtant…. Autant de destins, autant de sujets de
réflexion sur l’Homme et ce qu’il sait faire de pire : tuer,
massacrer, détruire…
Deux hommes, George et Lennie, travaillent comme journaliers de ranch en ranch. Ils espèrent pouvoir posséder un jour une exploitation, afin de cultiver leurs propres terres. Mais Lennie, doté d’une grande force physique, est intellectuellement déficient. Il aime tout ce qui est doux et cela lui attire souvent des problèmes. Heureusement George est là pour l’aider. Mais pour combien de temps ?