Les carnets d’Esther / Florence ROCHE

Une jeune femme part à la recherche de la vérité sur la mort de son père. Son enquête va la replonger dans l’histoire de la seconde guerre mondiale, en juillet 1942. Ce jour-là, deux petites filles dorment côte à côte : l’une d’elle est emmenée dans les camps, l’autre non… Quel est ce mystère qui va aboutir bien des années plus tard à un meurtre ?

Smartphone panique / Arthur TENOR

Parce que sa mère a installé un logiciel de localisation sur son téléphone, Cléa, 15 ans, décide de trouver un moyen d’échapper à cette surveillance continuelle. Un de ses amis lui trouve une solution, une application dénichée sur le Dark Web ! Est-ce vraiment la Bonne Solution ? N’est-ce pas plutôt l’ouverture de la boite de Pandore ?

Shégués enfants du silence / Jeannine VALIGNAT

Quatrième de couverture : « Aujourd’hui, il est là, cet enfant venu de nulle part, remplissant l’espace autour de moi de son immense corps d’adolescent trop vite grandi, de son regard noir tourmenté d’indicibles craintes, de colères muettes, d’humiliation secrète.

-Tu vivais en ville ?

– Oui. A Kinshasa. J’ai seulement vu le fleuve quand on devait traverser pour fuir. C’est là que ça s’est passé. Le Congo, je sais pas comment il est fait. Je sortais jamais de la ville.

A nouveau, le silence.

Je n’ose l’interroger. Je me dis que je dois prendre le temps. Nous avons trois mois devant nous avant de devoir déposer la demande d’asile. Trois mois pendant lesquels tout doucement, comme on apprivoise un oiseau, je dois essayer de l’apprivoiser. « 

La mort du roi Tsongor / Laurent GAUDE

Dans une antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d’un empire immense, s’apprête à marier sa fille. Mais, au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c’est Troie assiégée, c’est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s’éteint ; son plus jeune fils s’en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l’image de ce que fut le vénéré – et aussi le haïssable- roi Tsongor.

Roman des origines, récit épiques et initiatique, le livre de Laurent Gaudé déploie dans une langue enivrante les étendards de la bravoure, la flamboyante beauté des héros, mais aussi l’insidieuse révélation, en eux de la défaite. Car en chacun doit s’accomplir, de quelque manière, l’apprentissage de la honte.

Prix Goncourt des lycéens.

La mémoire trouée / Elisabeth COMBRES

Faufile-toi là, ferme les yeux, mets tes mains sur tes oreilles, ne fais pas le moindre geste, pas le moindre bruit, et dis-toi que tu n’es pas dans cette pièce, tu ne vois rien, tu n’entends rien, bientôt tout sera fini. Tu ne dois pas mourir, Emma !»

Caché derrière le fauteuil, Emma n’a rien vu de l’assassinat de sa mère, mais a tout entendu.

Rwanda, avril 1994, la folie meurtrière explose. Pas un habitant tutsi ne doit être épargné. Pourtant la fillette survit. Car la vie réserve aussi des moments de grâce, des rencontres déterminantes…

L’écriture tout en pudeur de ce roman sur le drame du génocide rwandais lui donne une forme magistrale.

Je vous sauverai tous / Emilie FRECHE

Les journaux intimes d’une mère, d’un père et de leur fille de 17 ans s’entrecroisent pour nous raconter les racines d’un embrigadement.

« Clinique de l’Abbaye, Viry-Châtillon, le 15 octobre 2014

Seize années d’amour, de tendresse, d’écoute, d’enseignement, d’erreurs aussi sans doute, mais toujours cette volonté d’être là et de faire au mieux, et au final, ce grand vide, ce silence abyssal ? Je n’imaginais pas qu’on puisse être abandonné par son enfant. C’est pourtant ce que ma fille a fait. Oui, elle nous a abandonnés, sa mère et moi, et depuis quinze jours, nous voilà errants, orphelins d’elle, aux confins de la folie. Eléa n’avait pas dix-sept ans.

Juvisy-sur-Orge, le 17 novembre 2015

Ce qui me tuera, c’est la honte. C’est de voir et d’entendre partout des gens communier, et t’imaginer toi, te réjouissant de ce grand chagrin national. Comment assumer une honte pareille ? Pour une mère que je suis, c’est impossible. Je m’en vais donc, ma chérie. Je pars rejoindre ce pays du Levant qui compte l’Irak et la Syrie.

ET JE TE SAUVERAI, TOI. « 

Les solitudes se ressemblent / Ahmed KALOUAZ

Dans ce roman Ahmed Kalouaz retrace la vie présente et passée de Fatima, une  femme née dans un baraquement de Saint-Maurice, dans le Gard. C’est là que pendant des années sa famille et bien d’autres ont été parquées après leur retour d’Algérie. Fatima est fille de harkis. Elle devra subir les conséquences d’être » une fille de traitre et une fille d’Arabe ». Pas facile de se construire avec ce  passé qui pourtant n’est pas le sien.

Un sujet difficile encore aujourd’hui dans la société française, mis en lumière par Ahmed Kalouaz à travers les pensées et la vie de cette  femme. Un  beau roman plein de sensibilité comme sait le faire cet auteur.


« Les survivants ne furent jamais considérés comme des héros, même aux yeux de leurs propres enfants. Je me suis défiée de mon père parce qu’il portait cette honte-là, d’un combat et de lieux dont nous ne savions rien à l’époque, à peine un peu plus aujourd’hui. J’ai moi aussi dans mes premiers émois d’adolescente pris cet homme pour ce que l’on disait de lui et de ses pairs. Harki ayant pactisé avec l’armée française alors qu’elle incendiait les douars, traquait des hommes dans les ruelles des grandes villes, les sentiers du maquis, sans états d’âme, parce qu’il fallait tuer de crainte de l’être soi-même. »   extrait des pages 40 -41

La rose dans le bus jaune / Eugène EBODE

‘Young Man, J’ai reçu votre charmante lettre. Il m’aurait plu de m’entretenir avec vous, même un court instant, de l’année du boycott à Montgomery que vous avez joliment appelée notre « odyssée de l’égalité ». Hélas, la médecine m’oblige à garder la chambre. Non, votre question sur ma résistance dans le fameux bus jaune ne m’agace pas. Ce geste ne fut pas prémédité. Je suis simplement restée assise pour tenir debout. Nous avons, Blancs et Noirs, bravé férocité, intimidations, crachats et intempéries au nom de la dignité humaine. Ah! si vous saviez combien les images des chiens aux yeux luisants, aux babines rouge sang, et lancés à nos trousses lors des marches pacifiques ont mis du temps à s’effacer de ma mémoire. Mais le « I have a dream » de Martin Luther King, ponctué de vibrants « Yes sir! » devant le Lincoln Memorial à Washington, résonne encore en moi comme un puissant hymne de fraternité. J’ai côtoyé des êtres exceptionnels et des gens haineux et stupides! Ils venaient de tous les camps, y compris du nôtre. Dans le texte que je vous envoie, je parle enfin de Douglas White junior, ce Blanc qui voulut s’asseoir à ma place et que l’histoire a ignoré. Il fait partie de ces incroyables personnages que le combat pour les droits civiques m’a aussi permis de découvrir. Lisez-moi, young man, et n’oubliez pas de me répondre, ne n’oubliez pas. Rosa’

L’orangeraie / Larry TREMBLAY

Les jumeaux Amed et Aziz auraient pu vivre paisiblement à l’ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s’empare de leur enfance. Un des chefs de la région vient demander à leur père de sacrifier un de ses fils pour le bien de la communauté. Comment faire ce choix impossible ?

Conte moral, fable politique, L’orangeraie maintient la tension jusqu’au bout. Un texte à la fois actuel et hors du temps qui possède la force brute des grandes tragédies.

Prix des Libraires du Québec

L’horizon à l’envers / Marc LEVY

Où se situe notre conscience ? Est-ce qu’on peut la transférer et la sauvegarder ?

Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences, forment un  trio inséparable, lié par une amitié inconditionnelle et une idée de génie.

Lorsque l’un des trois est confronté à une mort imminente, ils décident d’explorer l’impossible et de mettre en œuvre leur incroyable projet.

Émouvante, mystérieuse, pleine d’humour aussi… une histoire d’amour hors du teps, au dénouement inoubliable.