Plusieurs années se sont écoulées depuis que la rebelle Tally a
renversé le système des Uglies, des Pretties et des Specials. Sans
castes, le monde connaît une véritable renaissance, sous le regard de
millions de caméras. La société n’est plus qu’une gigantesque émission
de télé réalité.
Une chose pourtant n’a pas changé : les moins de seize ans sont
interdits en ville. Surtout quand on est une Extra comme Aya, une
anonyme au rang facial ridicule. Sa seule chance de s’arracher à la
médiocrité : claquer sur le nouveau réseau une histoire inouïe et …
dangereuse.
Les Specials : ce nom faisait frissonner Tally lorsqu’elle n’était
qu’une Ugly insoumise et repoussante. Et voilà qu’après une nouvelle
opération, elle est devenue une Special à son tour ! Pourtant, la jeune
fille ne peut s’empêcher de penser à son ancienne vie. Alors, le jour où
les Autorités lui demandent d’éliminer les rebelles de La
Nouvelle-Fumée, un choix douloureux s’impose à elle : doit-elle écouter
la petite voix de sa conscience ou mener à bien la mission cruelle pour
laquelle elle a été conçue ? Quelle que soit sa décision, le monde de
Tally ne sera plus jamais le même…
Tally est enfin devenue une sublime Pretty. Elle a de grands yeux pailletés, un visage et un corps parfaits ; tout le monde l’apprécie, et son petit copain est craquant. Ses rêves les plus fous sont devenus réalités. Mais au cœur de cette vie de fête, de luxe high-tech et de liberté, perce un sentiment de malaise : quelque chose ne va pas, quelque chose d’important. Un jour, Tally reçoit un message, écrit de sa propre main lorsqu’elle était Ugly… A mesure qu’elle le lit, les souvenirs reviennent : sous la beauté parfaite et le bonheur absolu des Pretties se cache une effroyable vérité. Désormais pour Tally un choix cruel s’impose : oublier à tout prix cette vérité ou fuir la cité pour sauver sa peau.
Il y a dans ce livre deux textes simplement alternés ; il pourrait presque sembler qu’ils n’ont rien en commun, mais ils sont pourtant inextricablement enchevêtrés, comme si aucun des deux ne pouvait exister seul, comme si de leur rencontre seule, de cette lumière lointaine qu’ils jettent l’un sur l’autre, pouvait se révéler ce qui n’est jamais tout à fait dit dans l’un, jamais tout à fait dit dans l’autre, mais seulement dans leur fragile intersection. L’un de ces textes appartient tout entier à l’imaginaire : c’est un roman d’aventures, la reconstitution, arbitraire mais minutieuse, d’un fantasme enfantin évoquant une cité régie par l’idéal olympique. L’autre texte est une autobiographie : le récit fragmentaire d’une vie d’enfant pendant la guerre, un récit pauvre d’exploits et de souvenirs, fait de bribes éparses, d’absences, d’oublis, de doutes, d’hypothèses, d’anecdotes maigres. Le récit d’aventures, à côté, a quelque chose de grandiose, ou peut-être de suspect. Car il commence par raconter une histoire et, d’un seul coup, se lance dans une autre : dans cette rupture, cette cassure qui suspend le récit autour d’on ne sait quelle attente, se trouve le lieu initial d’où est sorti ce livre, ces points de suspension auxquels se sont accrochés les fils rompus de l’enfance et la trame de l’écriture.» Georges Perec.
Le jour de ses dix-huit ans, Alan n’a qu’un souhait : rencontrer
celle qu(il n’a jamais vue, dont il ne sait rien, pas même le nom : sa
mère.
Un vœu qui va faire basculer sa vie. Car pour rejoindre Ellen, cette femme armée, rebelle et solitaire, mais surtout pour la sauver et rester à ses côtés, il va lui falloir devenir un autre. Lui qui n’a jamais voyagé va parcourir l’Europe de Londres jusqu’à Sofia, en passant par Prague et le Grand Nord. Lui qui a toujours obéi va transgresser les lois et affronter police et truands. Lui que son père a toujours protégé va apprendre à n’avoir peur de rien … Sauf de perdre celle qu’il a eu tant de mal à retrouver.
Dans un futur proche, en Angleterre, les criminels de moins de 16 ans
sont condamnés à perdre tout souvenir de leur passé. Malgré son
Effacement, cependant, Kyla fait d’étranges cauchemars. Comme si ses
souvenirs s’obstinaient à remonter à la surface… Petit à petit, le doute
s’installe. A-t-elle vraiment commis un crime et mérité son sort ? La
jeune fille n’est pas certaine de vouloir le découvrir, d’autant que sa
nouvelle vie de lycéenne lui plaît. Et que son passé pourrait s’avérer
difficile à supporter…
Mais peut-on être soi, à 16 ans, si on ignore d’où l’on vient ? Grâce
à Ben, Effacé, lui aussi, et convaincu que l’Effacement cache en
réalité une gigantesque manipulation, Kyla trouvera peut-être la force
de partir en quête de sa propre histoire…
Une intrigue dense et haletante pour une quête d’identité d’une intensité rare.
Tout commence par l’âge qui vient : alors qu’il atteint la
cinquantaine, le narrateur apprend qu’il est stérile. Il s’aperçoit en
même temps, qu’il ne désire rien de plus qu’être père. Mais si le corps
refuse ? Tout recommence au Togo, quelques mois plus tard, lorsqu’il
rencontre une petite fille de sept ans, Amaal, et qu’il décide de
l’adopter. Mais là encore, comment fait-on quand on est un homme
célibataire pour devenir père ?
Des laboratoires parisiens où il découvre son azoospermie aux terres
de l’Afrique fertile où l’espoir renaît, des labyrinthes de
l’administration au vol Lomé-paris qui ramènera enfin sa fille chez eux,
Olivier Poivre d’Arvor nous raconte le chemin initiatique de deux ans
qui a changé sa vie. Pour la première fois, cet homme pudique lève le
voile sur un sujet tabou.
Dans son nouveau logis et les décombres de ses souvenirs, Leïla écrit
à son amoureux d’enfance, Iteb, qui vit en Belgique. Elle lui écrit ses
révoltes, sa solitude, ses égarements. Elle écrit et se rappelle leur
incapacité à se retrouver. Est-ce parce que sa
mère lui enjoint d’épouser un Blanc ? Noire, elle n’a de cesse
d’interroger sa peau. Cinéaste, son horizon de liberté. Femme, sa
sensualité. Leïla renonce au plaisir charnel. L’amour, c’est Nada,
l’amie de l’adolescence, qui ose le vivre. Jusqu’à se perdre et
commettre le crime.
Sans détour, Leïla ou la femme de l’aube parle du racisme, de la
lâcheté des hommes, du lien à la mère et de la pression sociale dans un
monde arabe contemporain. Sonia Chamkhi signe là un premier roman qui
soulève bien des tabous.
L’homme du crépuscule est l’histoire d’Iteb. Son récit de la quête d’un amour sans cesse perdu, sans cesse désiré, à l’image de son adolescence et de son insouciance malmenée par l’exil.
Histoire écrite du point de vue d’un homme, qui nous dévoile
l’intériorité d’un jeune Arabe tourmenté, habité par l’amour d’une femme
qu’il ne comprend pas. Parce que son amante s’est affranchie du modèle
ancestral. Parce qu’il a été abandonné par un père lâche. Parce que les
gens du Nord renièrent l’étranger qu’il était.
Chanteur de cabaret au Layali Beyrout dans la Grande Capitale du Nord, Iteb se souvient, s’oublie, s’invente et renaît car il a « des étoiles dans le gosier »…
« Billie, Billie, cette princesse à l’enfance fracassée qui se fraye un chemin dans la vie avec un fusil de chasse dans une main et On ne badine pas avec l’amour dans l’autre est la plus jolie chose qui me soit arrivée depuis que j’écris. » A.G.
Voilà ce que dit Anna Gavalda de son nouveau
livre dans lequel elle nous raconte l’histoire de Billie et de son ami,
Franck. C’est coincée au milieu de nulle part, en pleine nuit, que
Billie décide de nous raconter son histoire et celle de son ami.
L’histoire de deux personnages abîmés par la vie dès leur plus tendre
enfance. Deux personnages bien différents mais qui se soutiennent l’un,
l’autre. Une histoire qui aurait pu être larmoyante mais qui, avec la
franchise et la fantaisie du personnage de Billie, est pleine d’humour
et de sourires.