Anaïs, qui est née avec une seule main, veut essayer d’être actrice… au moins essayer.
Elle parvient à trouver les arguments pour convaincre ses parents,
inquiets et embarrassés. Ceux-ci prennent alors rendez-vous avec trois
agents et emmènent leur fille à Paris. Dans cette ville aux codes
mystérieux, qui l’attire et l’effraie à la fois, Anaïs va faire la
rencontre d’Ali, un réalisateur d’origine algérienne qui a le projet de
tourner un film sur son enfance dans le bidonville de Nanterre…
Quatre adolescents de seize ans liées par un pacte d’amitié éternelle tiennent le journal de leur impatience, de leurs désirs, de leurs conquêtes et de leurs rêves. Comment éviter les désastres affectifs dont les parents donnent l’image quotidienne dans leur couple ? Hier encore des enfants, les voilà prises au piège de cette émotion bouleversante, l’amour, prêtes à entrer dans ce domaine mystérieux, cette folie qui peut les transformer en monstres. Tandis qu’au lycée on s’apprête à jouer Roméo et Juliette, imprévisible et fatal, un drame se prépare…
« Si tu ne m’aimes plus, c’est que tu ne m’as jamais aimé. »
Une banlieue résidentielle qui respire l’harmonie. Eve nettoie sa maison, entretient son jardin, prépare les repas pour son mari et pour Kat, sa fille. Depuis vingt ans, Eve s’ennuie. Un matin d’hiver, elle part pour toujours. Kat ne ressent ni désespoir ni étonnement. La police recherche Eve. En vain. La vie continue et les nuits de Kat se peuplent de cauchemars.
Une fois encore, Laura Kasischke écrit avec une virtuosité glaciale le roman familial de la disparition et de la faute.
La vie est facile et légère pour Helen. Elle a seize ans et vit une
belle histoire d’amour avec Chris. Mais l’univers bascule le jour où
elle découvre qu’elle est enceinte. Comment accepter cette vie qui
grandit en elle ?
Un livre essentiel et bouleversant sur l’amour et l’expérience de la vie.
« Nous sommes une famille ordinaire, une famille sans histoire. »
Quand Anita
accouche d’un petit garçon, toute sa famille se réjouit. Pas elle.
Angoisses, nuits sans sommeil, hallucinations… Le présent se dérobe, le
passé refait surface. D’où vient un tel désarroi ? Anita quitte son mari
et son bébé pour fuir vers Marseille, ville qui fut le théâtre d’un
psychodrame familial. Elle tente de comprendre comment, entre sa mère,
l’omniprésente et égocentrique Rosie, et sa grand-mère, Odette,
séductrice et alcoolique, elle peut trouver sa place.
Être une femme et une mère. Aimer les siens et les détester. Se souvenir et oublier. Percer les secrets qui font notre identité.
Dans ce roman sensible et violent, tendre comme un chagrin d’enfant,
Olivia Elkaim dresse le portrait de trois femmes au bord de la crise de
nerfs.
Lorsqu’elle apprend l’accident qui a coûté la vie à sa mère, une
jeune femme voit sa vie exploser. Tout se délite et s’obscurcit dans le
ciel de sa mémoire. L’onde de choc atteint ses enfants et son mari. Pour
enrayer cette chute libre, il lui faut partir, tenter de se retrouver
pour sauver les siens.
récit d’un crash intime, d’une fugue maternelle sur les traces d’un
silence familial, Sans oublier raconte comment pour devenir mère, il
faut d’abord cesser d’être une fille.
Une écriture intense qui réconcilie de façon saisissante la noirceur du deuil et la rage de vivre.
Dans
la banlieue de Nice, la famille Chennoun vit au mieux de ses
contradictions. Abdelkader, le « padre », ancien cordonnier, met en
garde son unique fils, Mourad, contre les larmes qu’un homme doit
refouler. Mourad, lui, les verserait volontiers, écrasé qu’il est par
une mère, Djamila, aimante, envahissante et possessive, dispensatrice
d’une nourriture pléthorique et sacrificatrice de ses rares amis : c’est
en garçon solitaire, désaltérant ses soifs dans la seule lecture, qu’il
grandit. L’aînée des filles, Dounia, refuse sa condition de fille
musulmane inféodée à sa famille, rêve d’une brillante carrière politique
et rompt les amarres sous les imprécations de ses parents et de sa
cadette, Mina, respectueuse de la tradition… Devenu prof de français,
Mourad quitte Nice peu après que le « padre » eut fait un AVC et se fut
figé dans une demi-mort sur un lit d’hôpital. Nommé à Montreuil
(Seine-Saint-Denis), Mourad est hébergé dans un somptueux appartement du
XVIe arrondissement par son cousin Miloud, un beau gosse cynique qui
est passé par la case prison en Algérie et incendie les sens d’une très
riche quinquagénaire à particule… Mourad est désorienté mais ce n’est
rien à côté de ce qui l’attend au collège Gustave-Courbet. Trouvera-t-il
jamais la tranquillité à laquelle il aspire depuis toujours ?
Loin de son fils, Frédéric, qu’elle a toujours rejeté, Malou mène une
vie luxueuse et calme avec Robert, son dernier mari, un virtuose de la
chirurgie esthétique. Elle lui doit les multiples interventions qui ont
soustrait son corps au temps.
Frédéric a rompu tout contact avec sa mère depuis des années.
Jusqu’au jour où il débarque chez elle à l’improviste, avec son épouse
et leurs trois enfants.
La réconciliation mère-fils n’aura pas lieu. Bien au contraire. Cette
brève visite, où vont se produire deux coups de foudre aux effets
catastrophiques, ne fera qu’envenimer une situation familiale
invraisemblable.
Une mécanique littéraire grinçante de haute précision, en forme de
puzzle à plusieurs voix, où la malédiction généalogique qui frappe toute
une famille n’épargne personne, pas même le chien du petit dernier.
Tout ce que l’on aime devient une fiction. La première des miennes
fut le Japon. À l’âge de cinq ans, quand on m’en arracha, je commençai à
me
le raconter. Très vite, les lacunes de mon récit me gênèrent. Que
pouvais-je dire du pays que j’avais cru connaître et qui, au fil des
années, s’éloignait de mon corps et de ma tête ?
À aucun moment je n’ai décidé d’inventer. Cela s’est fait de
soi-même. Il ne s’est jamais agi de glisser le faux dans le vrai, ni
d’habiller le vrai des parures du faux. Ce que l’on a vécu laisse dans
la poitrine une musique : c’est elle qu’on s’efforce d’entendre à
travers le récit. Il s’agit d’écrire ce son avec les moyens du langage.
Cela suppose des coupes et des approximations. On élague pour mettre à
nu le trouble qui nous a gagnés.
Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents.
Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné,
plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les
étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la
vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une
histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer.
Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des
millions de disparus sur qui s’est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul.
Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des
lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle,
il démontre avec autant de rigueur que d’émotion combien les puissances
du roman peuvent aller loin dans l’exploration des secrets à l’œuvre
dans nos vies.