Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu / Sam BRAUN

Sam Braun avait 16 ans quand il fut arrêté avec ses parents et sa petite soeur par des miliciens français à Clermont-Ferrand. Leur crime ? Ils étaient juifs dans la France occupée par les nazis. Ils seront conduits à Drancy, puis déportés à Auschwitz. Sam reviendra seul. Plus de 60 ans plus tard, après s’être longtemps tu, Sam Braun répond avec simplicité et intelligence aux questions précises d’un professeur de lettres, devenu son ami

Art / Yasmina REZA

 Mon ami Serge a acheté un tableau […] un tableau blanc avec des liserés blancs.  » Médecin dermatologue, Serge aime l’art moderne et Sénèque, qu’il trouve  » modernissime « . Ingénieur dans l’aéronautique, Marc a des goûts plus traditionnels et ne comprend pas que son ami Marc ait pu acheter  » cette merde deux cent mille francs « . Quant à Yvan, représentant dans une papeterie, il aimerait ne contrarier aucun de ses deux précieux amis. Mais les disputes esthétiques autour du  » tableau blanc  » dégénèrent dans un crescendo hilarant et féroce, qui ne laissera personne indemne…

Créée en 1994 à Paris, dans une distribution irréprochable (Vaneck, Luchini, Arditi),  » Art  » a fait connaître Yasmina Reza sur les scènes du monde entier. C’est dire l’universalité du thème, l’humanité des personnages et la virtuosité des dialogues qui font déjà de cette pièce un classique de la comédie de mœurs. Comme chez Molière ou Labiche, Feydeau ou Ribes, les élèves découvriront que le  » goût des autres  » reste le plus efficace des ressorts dramatiques, et combien la fantaisie la plus extravagante peut révéler d’angoisse existentielle.

L’étrange voyage de monsieur Daldry / Marc LEVY

« L’homme qui va le plus compter dans ta vie vient de passer dans ton dos. Pour le retrouver, tu devras entreprendre un long voyage et rencontrer six personnes qui te mèneront jusqu’à lui… Il y a deux vies en toi, Alice. Celle que tu connais et une autre, qui t’attend depuis toujours. »
Londres, 1950. Alice mène une existence tranquille entre son travail, qui la passionne, et sa bande d’amis, tous artistes à leurs heures. Pourtant, la veille de Noël, sa vie va être bouleversée. Au cours d’une virée à la fête foraine de Brighton, une voyante lui prédit un mystérieux avenir. Alice n’a jamais cru à la voyance, mais elle n’arrive pas à chasser ces paroles de son esprit, et ses nuits se peuplent de cauchemars qui semblent aussi réels qu’incompréhensibles. Son voisin de palier, Monsieur Daldry, célibataire endurci, gentleman excentrique et drôle, aux motivations ambiguës, la persuade de prendre au sérieux la prédiction de la voyante et de retrouver les six personnes qui la mèneront vers son destin. De Londres à Istanbul, il décide de l’accompagner dans un étrange voyage…

Surtout ne viens pas ! / Marie LINCOURT


« Ma passion pour toi demeure intacte, mais j’ai besoin de tout mon temps et de toute ma liberté pour mener à bien une mission aussi difficile que périlleuse. Surtout ne viens pas, mon amour, ne cherche pas à me rejoindre, autant pour toi et tes enfants, que pour moi. »
Ce roman, qui débute en 1917, retrace la vie de deux êtres que le destin va rapprocher. En 1940, Irène, jeune mère juive de deux enfants, reçoit cette lettre de son amant. Pourquoi Pierre, follement épris d’Irène, lui enjoint-il de ne pas le retrouver ? Dans la confusion et l’incompréhension, elle est bien décidée à traverser toute la France pour rejoindre l’homme qu’elle aime éperdument.
Seront-ils assez forts pour survivre dans un monde où leur passion, tout comme la folie des hommes, peut les conduire à leur perte ? »

La petite fille dans le placard / Marie LINCOURT

« Il fait noir, tout noir… J’ai peur ! J’entends des voix, je colle mon oreille à la porte. Un rai de lumière file par l’entrebâillement, mais mon placard à moi est dans l’obscurité. »

Parce qu’elle a attrapé la rougeole, Laurence, six ans, a été installée dans un placard pour ne pas contaminer son petit frère. Les jours passent et personne ne vient la chercher…

Le récit poignant d’une enfant qui, oubliée au fil des jours, attend qu’on se souvienne d’elle.

Contes du Djebel amour / Nora ACEVAL

Un recueil magnifique qui nous transporte dans le sud algérien où l’hospitalité est de règle, même chez les ogres. Des histoires de femmes qui se déroulent sous l’autorité de l’homme. Ogres, sultan, ruses, complots, sortilèges, jalousie… des éléments indispensables dans ses contes qu’il faut imaginer entendre. Des contes qui nous font penser à ceux de Cendrillon ou du Petit Poucet, mais avec en prime, le dépaysement du désert et des coutumes nomades. Un livre à lire à voix haute …

L’appel de l’ange / Guillaume MUSSO

New York. Aéroport Kennedy. Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route. Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco. Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…

La chambre des officiers / Marc DUGAIN

« La guerre de 14, je ne l’ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l’humidité qui traverse les os, les gros rats noirs au pelage d’hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d’excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout, un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n’en finissait plus de s’acharner sur le simple soldat. C’est cette guerre-là que je n’ai pas connue. »

Dans les premiers jours de 14, Adrien F, lieutenant du génie, est fauché par un éclat d’obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s’y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d’une part de leur identité, révéleront toute leur humanité.

Rencontre avec une conteuse : Nora ACEVAL

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Article du site d’informations Creusot-infos

LYCÉE : Nora Arceval reçue par deux classes professionnelles du lycée Léon Blum
Le Samedi 16 mars 2013 @ 17:59:01

Une conteuse qui travaille dans le plaisir et l’amour

Nora Arceval est née en Algérie, émigrée en France, elle y exerce d’abord la profession d’infirmière, en milieu hospitalier puis scolaire. Soucieuse de mettre sur le papier les contes de son enfance véhiculés à travers les siècles par la littérature orale, souvent de mère en fille, Nora décide de le faire « bien » et dans cette optique, elle reprend des études de lettres.
C’est à la fac, qu’elle prend conscience de sa vocation de « conteuse », un mot qu’elle ignorait puisqu’en Algérie, il n’existe pas. Depuis le moyen-âge c’est un rôle assumé uniquement par les hommes. C’est l’un de ses professeurs qui fortuitement lui fait prendre conscience de ce don qu’elle possède.
Titulaire d’une licence de lettres modernes, elle collecte les contes sur le terrain, elle traduit, transcrit , écrit et conte.
Deux classes du lycée Léon Blum, classes de terminale coiffure et seconde esthétique ont reçu jeudi Nora Arceval. Elle était accompagnée de Claude Thomas président du centre de francophonie de Bourgogne.
Les élèves aient diverses questions à l’intention de la conteuse qui y a répondu avec chaleur, charisme et clarté.
La façon, méticuleuse et patiente, dont Nora collecte les contes auprès des anciens de son pays, souvent par relation, la condition des femmes en Algérie, leur solidarité, l’œuvre de l’écrivain, son parcours professionnel, ces sujets parmi d’autres ont été abordés avec intérêt.
L’entretien s’est achevé comme il se doit… par un conte… admirablement bien narré par l’hôte de l’après-midi. MHM

Quelques commentaires à cette rencontre:

F.P. Quel beau métier que celui de conteuse.Même les grands se laissent embarquer par les contes qui malgré leur caractère universel disent tellement de la culture d’un pays. C’était « un beau voyage immobile ». Merci à l’auteur sympathique et chaleureuse. Merci aussi pour les cadeaux laissés pour nourrir notre projet. Les contes laissés ont déjà beaucoup de succès!

H. Cette rencontre m’a permis de découvrir l’univers du conte, et le métier de conteuse J’ai beaucoup aimé quand elle nous a raconté son conte c’était vivant. Merci de nous avoir permis de vous rencontrer!

Laura : La rencontre avec Nora était vraiment passionnante. Je ne savais pas que le métier de conteuse existait avant. Elle nous a appris de nombreuses choses dont la façon dont elle récoltait les contes de son pays et le travail qu’il faut pour écrire et éditer un livre. Merci.

Le journal d’Anne Frank

Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans  » l’Annexe  » de l’immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés
sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi.