Emmanuelle est sourde de naissance. pour s’évader de sa prison, elle se
met à crier. Des cris d’oiseau de mer, disent se parents. Jusqu’au jour
où, à sept ans, « la mouette » découvre le langage des signes. le monde
s’ouvre à elle… Elle sera comédienne puisque c’est son rêve le plus
cher. Adolescente révoltée, Emmanuelle va lutter, souffrir et finalement
gagner son combat : être actrice mais aussi plaider la cause de
millions de malentendants. Pour que le monde des sourds ne soit plus le
monde du silence.
il a partagé notamment une vision dénonçant le radicalisme religieux
Ecrivain malien de Bamako, Ousmane Diarra avait été sollicité par le
Centre Francophonie de Bourgogne pour venir parler de son dernier roman «
La route des clameurs ». Un écrit, avec un contexte en toile de fond,
qu’il a partagés lors de deux rencontres mercredi dernier, le matin au
lycée Léon Blum devant des élèves de première année de CAP Coiffure et
de seconde et terminale Esthétique, et le soir à la Maison des familles
de Torcy.
De sa vie d’homme à celle d’intellectuel, Ousmane Diarra a échangé
franchement avec ses interlocutrices et interlocuteurs. D’abord sur le
père qu’il est, faisant tout pour que ses enfants grandissent sainement,
lui qui a été orphelin dès l’âge de deux ans… Ensuite sur la lecture et
l’écriture, lui ayant permis de « sortir de l’enfermement » et
considérant les écrits comme des moyens de combattre l’intégrisme, le
radicalisme religieux. Pour empêcher celui-ci de « travailler sur
l’esprit ».
C’est notamment en ce sens qu’il a livré son point de vue sur la
situation actuelle au Mali, et sur les dérives qui s’y sont développées
depuis les années 1980…
« Revenir aux fondamentaux » Vous dites que l’écriture est une arme. Est-ce la première raison de l’écriture de votre roman « La route des clameurs » ?
« Oui. Quand les deux tiers du pays sont occupés par des gens qui
veulent nous effacer en tant que civilisation, je ne suis pas militaire,
mais mon arme est celle de témoigner. » La disparition de l’école publique est un danger là-bas…
« J’en suis le fruit, de cette école. A partir des années 1980 et les
licenciements en masse dans l’enseignement pour satisfaire les
ajustements structurels demandés par le FMI, le délabrement de cette
école a eu pour conséquence l’invasion de l’espace de l’enseignement par
des écoles coraniques, des écoles privées. Le manque de formation des
enseignants a permis aux intégristes d’envahir l’espace public avant
même de prendre les armes. Le religieux a pris une place plus importante
que la politique. »
Comment selon vous la population malienne peut-elle repenser par elle-même ?
« C’est une question de s’assumer, d’oser. Ça passe notamment par les
intellectuels, les artistes, les écrivains… De même que les politiques.
Aujourd’hui, il n’y a pas assez d’audace, il n’y a pas assez de courage.
Alors que nous devons rappeler des fondamentaux à la population
malienne.
Ceux qui en font preuve sont ciblés comme des vendus à l’occident, donc
la place de l’intellectuel devient difficile et beaucoup d’entre eux
n’assument pas. Ils n’osent pas penser publiquement contre l’islamisme
radical et l’intégrisme, par crainte pour leurs familles. »Quel est votre sentiment sur la religion comme façon de penser ?
« Pour moi, ce n’est pas une identité. Elle ne doit pas être une
identité. Or la tendance actuelle est préoccupante et elle est un vrai
problème pour les populations. Dans ces pays comme le Mali où une
majorité de la population est musulmane, les intégristes veulent imposer
l’islam comme une identité alors que ça doit rester une croyance.
C’est aussi pourquoi ils s’acharnent contre les pensées traditionnelles
qui ouvrent l’esprit des gens sur d’autres cultures et d’autres
civilisations. » Comment protéger les populations et les enfants de cet intégrisme religieux ?
« La meilleure manière est de revenir à l’école publique, républicaine,
laïque et obligatoire. Au Mali, je pense qu’il n’est pas trop tard car
la majorité de la population reste convaincue par ce système. Mais si ça
tarde trop, les intégristes et leur radicalisme auront pris toute la
place…
Il faut d’abord un assainissement politique, que les dirigeants du Mali
prennent leur courage à deux mains, qu’ils arrêtent les discours
démagogiques qui servent juste à instrumentaliser la population. Ils la
rassurent pour être élus au lieu de faire face aux vérités. Il est
question de conscience politique. » D’un côté vous dites qu’il n’est pas trop tard pour retrouver de vraies valeurs, mais de l’autre vous vous montrez pessimiste ?
« Oui car il y a une confusion terrible… La démocratie c’est quoi ? La
liberté de s’exprimer et la conquête du pouvoir sans violence. Par les
arguments. Sauf que les intégristes en profitent aussi et qu’il faut
faire attention. Car au final, leur objectif est bien de tordre le cou à
la démocratie. »
C’est avec les deux classes de CAP Coiffure qu’Alexandre Najjar s’est
entretenu, ce lundi 13 avril 2015, 40 ans, jour pour jour, après le
début de la guerre du Liban. A travers ses livres, L‘école de la guerre ou plus récemment Le dictionnaire amoureux du Liban,
cet avocat et écrivain nous fait partager la vie dans le Liban d’hier
mais aussi d’aujourd’hui. C’est autour de ce thème que s’est déroulée la
rencontre grâce au centre de la francophonie du Breuil. Un moment
d’échanges enrichissant qui a permis aux élèves de mieux appréhender la
situation de cette partie du monde où la guerre reste très présente.
« Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristauxsur sa peau. »
Un homme enquête sur la femme qu’il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.
Des trésors de la vieille Europe aux mégapoles du Nouveau Monde, du
marbre des musées au sable des rivages où l’on se lave de tout, Plonger
est l’histoire d’un couple de notre temps. En proie à tous les vertiges
d’une époque où il devient de plus en plus difficile d’aimer.
Les premières et terminales CAP Coiffure ont rencontré le poète Bernard POZIER .
Ce qu’ils en ont pensé :
» la poésie ne me fait pas écho mais la diversité est importante.
L’auteur était très sympathique et très réceptif à nos questions. Cela
serait bien que l’on en rencontre d’autres. »
« Ce que j’ai moins aimé, c’est qu’il racontait beaucoup de choses en
même temps. Sinon j’ai bien aimé car il était franc et racontait ses
histoires précisément. »
« J’ai bien aimé même si parfois il ne répondait pas aux questions.
J’ai trouvé intéressant la manière dont il écrit ses poèmes et sa façon
de penser qui est directe. »
« J’ai bien aimé quand il a fait le poème. Je trouvais qu’il parlait
un peu beaucoup mais cela n’est pas très grave. je trouve que c’est bien
de rencontrer des personnes connues. »
« Je trouve que c’est un homme amusant. Il aime bien rire et partager
son métier avec les autres. Il nous l’a bien fait comprendre avec des
exemples de la vie courante. J’ai bien aimé son accent, sa moustache, sa
personnalité quoi ! j’ai trouvé intéressant de rencontrer un québécois
! »
« Un homme avec beaucoup d’humour. Bernard Pozier est un Québécois,
un poète très sympa. Il nous a expliqué plein de choses sur la poésie,
sur la vie au Québec. »
« L’échange des poèmes et du slam était bien. Il était sympa et nous parlait bien »
Le Vendredi 13 mars 2015 @ 01:18:01 – Creusot-infos
Bernard Pozier est vice-président de la maison de la poésie de
Montréal, poète qui a reçu plusieurs prix, il a écrit de nombreux
ouvrages, les plus récents s’intitulent Agonique agenda, Post-scriptum
et Le temps bouge La terre passe.
Présent au Creusot grâce à un partenariat entre la manifestation Temps
Poésie de Dijon et le Centre francophonie de Bourgogne, Bernard Pozier
est intervenu au lycée Léon Blum. Il y a rencontré les classes de 1ère
et de terminale coiffure. Etaient également présents Daniel Fournier et
Fabienne Roitel, écrivains canadiens également, Yves Bouin responsable
artistique de l’association la voix des mots et Claude Thomas.
Bernard Pozier s’est exprimé à partir des questions préparées par les lycéens.
Poète…
« Je suis poète pour écrire des choses qui n’ont pas été encore trop
exprimées d’une façon singulière, être poète c’est avoir une perception
personnelle des choses, les énoncer à sa manière et le transmettre. La
poésie c’est une manière de vivre. Je n’écrirai pas de romans, dans les
romans on est obligé d’utiliser des phrases banales, je n’aime que les
choses inédites, la poésie me permet une utilisation anormale de la
langue.
L’utilisation inhabituelle des majuscules et des espaces, la musique des mots…
« Les espaces permettent de faire des pauses inattendues, de sculpter
les mots par le silence, et de donner également le rythme du texte à
d’autres personnes qui voudraient dire le poème. Les majuscules
accordent du relief à un mot, le grandissent… » A partir de mots
proposés par les jeunes, Bernard Posier a écrit un poème au tableau,
spontanément. En donnant une autre dimension à des mots de tous les
jours. »
Ses livres…
« Je ne me mets pas un jour à écrire un livre. J’écris des poèmes comme
ils viennent, comme mes émotions les ressentent. Puis je les marie pour
créer un ouvrage. Parfois je dois en rédiger quelques autres pour
terminer le livre. »
L’entretien s’est terminé par des poèmes des lycéens lus au poète. Des poésies touchantes et même des slams.
« Vous êtes coiffeuses, vous créez de belles choses avec des mèches
de cheveux, nous, nous créons avec les mots, nous avons ceci en commun »
notait Danielle Fournier « vous cherchez la diversité dans vos
coiffures, cette diversité on la retrouve dans la poésie. MHM
Je voudrais faire un slam
Pour celle qui a tout supporté
Toutes les galères elle les a affrontées
Cette femme elle a galéré
Pendant neuf mois elle nous a portés
Ella nous a vus grandir
Mais aussi nous épanouir
Tu auras beau grandir tu seras son bébé
Elle te fera sourire et supporter
Je voudrais faire un slam pour celle que j’ai toujours aimée.
Une lycéenne
« Car jamais aventure ne fut plus douloureuse que celle de Juliette et
de son Roméo. » C’est par ces mots que Shakespeare conclut la tragique
histoire des amants de Vérone devenus au fil du temps, le figures
mythiques de l’amour et de la jeunesse en lutte contre l’absurdité des
conflits familiaux aux rivalités ancestrales.
Deux semaines pour lui apprendre à aimer de nouveau la vie
Adam et Christine se croisent une nuit sur
le Ha’penny Bridge à Dublin. Il se tient sur le pont, prêt à sauter,
désespéré. Apprenant que son trente-cinquième anniversaire approche,
Christine se lance un défi incroyable : lui prouver en quelques jours
que la vie vaut la peine d’être vécue. Malgré sa détermination, elle
sait qu’elle lui a fait une promesse risquée. Dans cette course contre
la montre s’enchaînent aventures romantiques et improbables balades
nocturnes. petit à petit, Christine s’aperçoit qu’Adam reprend bel et
bien goût à la vie, mais elle n’est pas au bout de ses surprises …
Un roman qui vous fera rire et pleurer,a vec une Cécelia Ahern au sommet de son art.
En voyage scolaire à Londres, Agatha Doyle, une jeune collégienne
française, se retrouve enfermée par erreur dans la Royal Gallery de
Westminster Palace. Ce n’est pas sur la vieille bique de Miss Marple, sa
sévère professeure d’anglais qu’Agatha peut compter pour sortir de ce
guêpier mais sur ses deux amis : le sportif Sherlock et le gros Hercule !
Les voilà embarqués dans une enquête digne des plus grandes histoires
policières, à la recherche du Traité d’indépendance de l’Irlande et de
son voleur. Entre la découverte d’un labyrinthe secret, la rencontre
d’un membre de la famille royale et de folles escapades nocturnes, les
trois amis ne sont pas au bout de leurs surprises.
A tout juste 20 ans, alors qu’il chahute avec des amis, Fabien heurte
le fond d’une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable
paralysie à vie. Dans le style poétique, drôle et incisif qu’on lui
connaît, Grand Corps Malade relate les péripéties vécues avec ses
colocataires d’infortune dans un centre de rééducation. Jonglant entre
émotion et dérision, ce récit est aussi celui d’une renaissance.
« Quand tu es dépendant des autres pour
le moindre geste, il faut être pote avec la grande aiguille de
l’horloge. La patience est un art qui s’apprend patiemment. »