Riquet à la houppe / Amélie NOTHOMB

Je me suis finalement laissée tenter par le traditionnel livre de rentrée d’Amélie Nothomb. Laissée sur ma faim par Pétronille de la rentrée 2015, c’est sans enthousiasme mais avec curiosité que j’ai commencé ce conte. Un bon cru, sans champagne cette fois mais avec des personnages attachants, des répliques pleines d’humour et grinçantes, comme on les aime chez cet auteur.

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C’est l’histoire de Déodat, passionné par le monde des oiseaux, très intelligent mais au physique peu flatteur.  On le suivra de sa naissance à sa rencontre avec Tremière. Ce livre nous entraîne dans le monde des contes  et en particulier dans celui de Riquet à la houppe, mais aussi dans l’univers très particulier d’Amélie Nothomb. C.B.


Enide observait le visage de ceux qui découvraient son petit ; chaque fois qu’elle constatait le tressaillement de dégoût, elle était au supplice. Après un silence crucifiant, les gens finissaient par hasarder un commentaire d’une maladresse variable : « c’est le portrait de son arrière-grand-père sur son lit de mort. » Ou : « Drôle de tête ! Enfin pour un garçon, ce n’est pas grave.
Le sommet fut atteint par la méchante tante Epziba :
– Ma pauvre Enide, tu te remets ?
– Oui. La césarienne s’est bien passée.
– Non, je veux dire, tu te remets d’avoir un gosse aussi vilain ? »

– Ma pauvre Enide, tu te remets ?

– Oui. La césarienne s’est bien passée.

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