LE CREUSOT : Les Lycéens ont reçu l’écrivaine Colette Nys-Mazure
Le Lundi 28 mars 2016 @ 10:00:54 (article paru sur Creusot-infos)
Colette Nys-Mazure, est une écrivaine belge de langue française. Suite au décès de ses parents, elle part habiter chez des membres de sa famille dans le Tournais, une région qu’elle affectionne beaucoup et qu’elle ne quittera plus. Après ses études dans une université catholique, elle devient professeur de lettres , poète et écrivain. La poésie est son domaine de prédilection, mais elle a également rédigé des nouvelles, des essais et des pièces de théâtre. Elle anime également des ateliers de lecture et d’écriture. Colette Nys-Mazure est maman de 5 enfants.
Lés élèves de la classe de 1ère CAP Coiffure, ont reçu l’écrivain dans leurs locaux, elle était accompagnée de Claude Thomas du Centre de francophonie de Bourgogne.
Les jeunes avaient préparé une liste de questions auxquelles l’intervenante a répondu d’une manière qui visiblement les a touchés.
« La poésie est une autre langue » a estimé Colette Nys-Mazur qui se dit inspirée par la vie « elle met en scène les mots d’une autre façon. Mon rapport à la religion est plutôt un rapport à l’absolu, je crois en quelque chose au dessus de nous, qui nous dépasse, sans pouvoir le définir… » .
Claude Thomas évoquait la question des jeunes, extrémistes, qui, en recommandant de la religion commettent meurtres et attentats. « Parfois, la religion peut être un piège » a répondu l’écrivain « Il est dangereux de s’y jeter et de perdre son pouvoir de discernement. Garder son libre arbitre est indispensable car se fier à une doctrine sans réfléchir est cause de déviances dramatiques. »
Colette Nys-Mazur est très marquée par les souvenirs violents qu’elle garde de la seconde guerre mondiale « l’enfance est le père de l’homme a-t-on dit et je pense qu’il est très important de préserver les petits. Je crois aussi, à l’indépendance, au besoin d’autonomie, la famille est importante (mais on y trouve des exemples que l’on doit refuser) et à la solidarité, on vit liés les uns aux autres , solitaires mais solidaires.»
Les lycéens ont ensuite lu des acrostiches qu’ils avaient composés à partir des mots « seul » ou « solitude ». Des compositions riches, recherchées parfois très originales qui ont visiblement séduit Colette Nys-Mazur et Claude Thomas. MHM


