Le Vendredi 13 mars 2015 @ 01:18:01 – Creusot-infos
Bernard Pozier est vice-président de la maison de la poésie de Montréal, poète qui a reçu plusieurs prix, il a écrit de nombreux ouvrages, les plus récents s’intitulent Agonique agenda, Post-scriptum et Le temps bouge La terre passe.

Présent au Creusot grâce à un partenariat entre la manifestation Temps
Poésie de Dijon et le Centre francophonie de Bourgogne, Bernard Pozier
est intervenu au lycée Léon Blum. Il y a rencontré les classes de 1ère
et de terminale coiffure. Etaient également présents Daniel Fournier et
Fabienne Roitel, écrivains canadiens également, Yves Bouin responsable
artistique de l’association la voix des mots et Claude Thomas.
Bernard Pozier s’est exprimé à partir des questions préparées par les lycéens.



Poète…
« Je suis poète pour écrire des choses qui n’ont pas été encore trop
exprimées d’une façon singulière, être poète c’est avoir une perception
personnelle des choses, les énoncer à sa manière et le transmettre. La
poésie c’est une manière de vivre. Je n’écrirai pas de romans, dans les
romans on est obligé d’utiliser des phrases banales, je n’aime que les
choses inédites, la poésie me permet une utilisation anormale de la
langue.
L’utilisation inhabituelle des majuscules et des espaces, la musique des mots…
« Les espaces permettent de faire des pauses inattendues, de sculpter
les mots par le silence, et de donner également le rythme du texte à
d’autres personnes qui voudraient dire le poème. Les majuscules
accordent du relief à un mot, le grandissent… » A partir de mots
proposés par les jeunes, Bernard Posier a écrit un poème au tableau,
spontanément. En donnant une autre dimension à des mots de tous les
jours. »
Ses livres…
« Je ne me mets pas un jour à écrire un livre. J’écris des poèmes comme
ils viennent, comme mes émotions les ressentent. Puis je les marie pour
créer un ouvrage. Parfois je dois en rédiger quelques autres pour
terminer le livre. »
L’entretien s’est terminé par des poèmes des lycéens lus au poète. Des poésies touchantes et même des slams.
« Vous êtes coiffeuses, vous créez de belles choses avec des mèches
de cheveux, nous, nous créons avec les mots, nous avons ceci en commun »
notait Danielle Fournier « vous cherchez la diversité dans vos
coiffures, cette diversité on la retrouve dans la poésie.
MHM
Je voudrais faire un slam
Pour celle qui a tout supporté
Toutes les galères elle les a affrontées
Cette femme elle a galéré
Pendant neuf mois elle nous a portés
Ella nous a vus grandir
Mais aussi nous épanouir
Tu auras beau grandir tu seras son bébé
Elle te fera sourire et supporter
Je voudrais faire un slam pour celle que j’ai toujours aimée.
Une lycéenne



