Sonia Chamkhi reçue par les 1 Cap Coiffure : une rencontre en toute sincérité.

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C’est vendredi matin que cette auteure tunisienne est venue parler de ses livres mais aussi de la Tunisie et du rôle des femmes dans ce pays. C’est en partant de l’histoire de Leïla ou la femme de l’aube et de celle d’Iteb dans L’homme du crépuscule que les élèves ont questionné Sonia Chamkhi pour mieux comprendre la place de ces personnages mais aussi la société tunisienne. Ces échanges furent constructifs. C’est avec beaucoup de sincérité te de gentillesse que Sonia Chamkhi a répondu à toutes les questions .
Une belle rencontre de plus pour les ateliers littéraires grâce au centre francophonie de Bourgogne.

Extraits de l’article paru dans Creusot-infos

LYCEE BLUM : Les lycéens ont reçu Sonia Chamkhi

Cinéaste, auteur dramatique et littéraire, elle a participé à l’adaptation de plusieurs longs métrages tunisiens.
Sonia participe à la semaine de la diversité organisée par le centre de francophonie de Bourgogne. Elle est également intervenue à deux reprises au lycée Léon Blum. Au CDI, d’abord ou elle a rencontré une classe de seconde générale et leur professeur Chantal Lebeau. «  Nous profitons toujours des opportunités proposées par Claude Thomas pour ouvrir nos lycéens à la culture » expliquait Nadine Masiuk, documentaliste.
Puis ce sont les terminales CAP option coiffure et Catherine Bollery qui ont accueilli l’écrivain dans le cadre des ateliers littéraires
Les jeunes avait lu, entièrement ou des extraits, deux ouvrages de Sonia Chamkhi, « Leïla ou la femme de l’aube » et « l’homme du crépuscule ». Dans le premier, l’auteur  raconte l’histoire d’une tunisienne en mal d’amour après un mariage raté, Leïla écrit à Iteb, son amour d’enfance, l’homme qui la fait fantasmer 14 lettres, toutes restées sans réponse. Juste pour raconter ses peines,  ses colères, ses  difficultés à être une femme à la quête de ses droits, une femme à la recherche de son identité dans un pays arabo-musulman. Un livre qui parle de Leïla  mais aussi de son amie Nada, radicalement différente, Nada qui ose aimer jusqu’à se perdre.
Dans le second livre, Iteb parle de sa propre histoire, celle d’un jeune tunisien exilé dans une ville du nord de l’Europe et qui survit grâce aux souvenirs de son enfance tunisienne et de son amour de jeunesse Leïla.
Deux récits qui parlent de diversité, d’exclusion, de différence. Les jeunes ont paru touchés par ces deux histoires qui visiblement leur parlaient. Les questions ont été nombreuses et le dialogue avec Sonia Chamkhi riche et chaleureux. Preuve que les jeunes d’aujourd’hui croient encore en l’amour les adolescents voulaient savoir si, dans un troisième tome, Iteb et Leïla allaient se retrouver. Sonia ne l’envisage pas mais une adaptation cinématographique l’obligerait à imaginer une fin… Et comme l’écrit l’auteur à travers la dernière lettre de Leïla « Aujourd’hui Iteb, je refuse de pleurer. Je veux que l’espoir se dresse jusqu’au fond de l’abîme. »

M-HM

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