Concours d’écriture 1 CAP Coiffure et 2 Bac Pro esthétique – VOTEZ pour votre suite préférée !

C’est reparti pour une nouvelle édition de notre concours d’écriture. Cette année deux classes écriront à partir du même texte. C’est un début de nouvelle d’un auteur francophone,  dont nous vous donnerons les références à la fin du jeu, c’est à dire dans trois semaines. Le dernier vote par les élèves aura lieu le 14 décembre et nous aurons alors trois nouvelles, certainement très différentes : celle de l’auteur, celle des élèves de  coiffure et celle des élèves d’esthétique.

Nous publierons chaque semaine les trois textes à départager pour chaque classe.

Voici les textes imaginés par les élèves de 2 bac pro esthétiques. Le début est le même que pour les CAP mais leur imagination les a entraîné vers d’autres chemins….

A VOUS DE VOTER …

Pensez aussi à voter pour les textes des élèves de coiffure (article précédent)

Texte de départ :

Ils ne se voyaient que dans la cage d’escalier. Au moins une fois par jour. Le plus souvent, deux.

Le matin, il sortait sur le palier pour saisir son exemplaire du Devoir et il entendait sa voix mielleuse – celle qu’elle ne destinait qu’à son sale  cabot, un vieux chihuahua borgne qui sentait la viande un peu trop faisandée.

–          Viens-t-en, mon Totoche, monte les marches, c’est ça. Beau ti-chien.

Il recevait l’odeur du chien bien avant de les apercevoir, tous deux peinant également sur les marches étroites. Bon sang, qu’il puait. Vraiment. Une charogne. Dès qu’ils arrivaient à portée de truffe, la bête avisait de son œil unique l’homme penché sur le paillasson et partait la machine. Il lançait d’abord un long grognement sourd, qu’on eût dit venir bien plus du ventre d’un monstre de film japonais que de celui d’un chihuahua. Il fallait avouer tout de même qu’il avait du coffre, ce cabot. Puis arborant un rictus ridicule, mais dont le but était d’effrayer son ennemi, il se mettait à aboyer avec une haine convaincue.

Suite 1.

Le lendemain, ne supportant plus ce sale chien, il mit au point un plan pour l’exterminer. Le soir même, surveillant la voisine, naïvement, depuis sa porte, il attendit qu’elle aille chercher son courrier pour pénétrer dans son appartement. Le moment venu, il courut chez Madame Cabotte, ouvrit la première porte, et, dans sa foulée, se heurta violemment contre la baie vitrée. Le chien, réveillé par surprise, redressa la tête, vit l’homme allongé par terre et fit son rictus ridicule.

A moitié assommé, monsieur Henri rampa péniblement jusqu’à son appartement, observé par Mme Cabotte qui se demandait bien ce qui lui était arrivé…

Suite 2.

Un jour pas comme les autres, alors que Pierre partait travailler, il croisa Ginette, la vieille femme. Elle n’était pas comme d’habitude, assise sur les escaliers, elle pleurait. Cela attira l’attention de Pierre.

-Bonjour Ginette, qu’avez-vous ?

– Je vais être hospitalisée la semaine prochaine et je n’ai pas de solution pour placer mon chien. Je n’ai pas de famille.

Bien  qu’il n’appréciait pas du tout la vieille femme, il prit pitié, conscient que son vieux cabot était son seul ami.

Une semaine plus tard, Ginette déposa son chien. A peine partie, Pierre regarda cet affreux chien et lui dit d’un ton ironique « on va bien s’entendre nous  deux ».

La nuit tombée, il n’arrivait toujours pas à dormir car l’odeur répugnante de ce sac de bave s’était propagée dans tout l’appartement. le lendemain, il fut réveillé par les aboiements du chien. A peine levé, il aperçut son appartement tout retourné. le chihuahua avait uriné sur sa brioche du matin, déchiré les rideaux et un bout de canapé. Horreur !

Ne supportant l’odeur infecte du chien, il décida de s’attaquer à ce premier problème. Il veut aller chez le vétérinaire acheter du shampoing. Prêt à mettre ses chaussures, il ne se rendit pas compte que celles-ci étaient pleines de bave…

Suite 3.

S’en était assez, il décida de parler à la vieille dame :

– Vous penserez à laver Totoche et à lui apprendre à fermer sa gueule !

– Oh ! je ne vous permets pas de parler de mon Totoche comme ça ! Il sent très bon mon petit Loulou !

Elle monta chez elle très énervée de l’attitude de son voisin et décida de venger son petit Totoche.

Le lendemain avant de le descendre faire ses besoins dans la rue, elle l’emmena sur le paillasson de son voisin. Ce dernier allant chercher son journal comme tous les matins, marcha dedans. Il enleva sa chaussure et l’essuya sur la poignée de porte de la vieille dame et échangea les paillassons.

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