Le texte que vous avez préféré est le texte 3 !
Quand le réveil a sonné, je venais juste de m’endormir. Je me suis repassé le message en boucle toute la nuit, je l’ai archivé, ai noté le numéro sur un ticket de concert, dans mon carnet d’adresses et sur un agenda à la date du 21 septembre. J’ai mis un temps fou à me préparer, je me suis traînée jusqu’au bureau. Une fois arrivée, j’ai pris une tasse de café bien serré. En le buvant, je me repassais encore ce message. En face de moi se trouvait un grand miroir. J’ai pris peur en me regardant : j’avais d’énormes cernes, la peau toute pâle, un fantôme ! Non, une morte !
M. Poirault est arrivé vers moi avec une démarche très agitée. Il s’est arrêté juste en face de moi : « Mademoiselle, votre téléphone n’a pas arrêté de sonner !!! Il y a plein de messages laissés sur le répondeur ! Il va falloir peut-être les lire, ça a l’air important ! » En les écoutant, je remarquais que le numéro de mon message nocturne apparaissait tout le temps. L’homme qui me parlait avait une voix très grave. En me repassant tous les messages, j’étais incapable de mettre un prénom sur cette voix. Je n’avais aucune idée de qui cela pouvait être, surtout en plein milieu de la nuit. Sur le moment, je pensais à un canular mais à force d’écouter mon répondeur, l’homme me paraissait très paniqué comme s’il voulait m’avertir ou me prévenir de quelque chose qui allait se passer. Pourtant, un détail m’interpella : à travers ce message, je compris quelques bribes dont « ma fille ». J’étais bouleversée et très angoissée parce que cela signifiait que j’avais mon père alors que j’avais toujours cru n’avoir que ma mère ! J’étais dans un état de panique immense puisque je ne comprenais pas pourquoi après tant d’années d’absence « mon père », peut-être, m’appelait soudain ? Que s’était-il passé ? Qu’y avait-il de grave ? Choisissez l’avant dernière étape du récit entre ces trois textes !
Texte 1
J’ai essayé de comprendre ce mystère. J’ai ouvert mon agenda, je me suis souvenue de la page sur laquelle j’avais inscrit son numéro – Le 21 septembre, une date dont je me rappellerai toujours, celle où je suis née, celle où mon père à quitté maman, où il nous a laissées seules ! Quelque part en moi, j’ai gardé cette souffrance profonde. Je n’ai jamais connu cet homme, mon père ! J’aurais aimé avoir des souvenirs, des photos …Le téléphone s’est remis à sonner. J’ai décroché. Une voix plutôt grave… apeurée… je ne sais pas trop. Mais ce dont je suis sûre, c’est qu’il allait se passer quelque chose.
« Marie ! ?
– Qui…. Qui est-ce ? » Là, il y eut comme un silence, un vent qui me glaçait le corps.
« – Je m’appelle Edward, je suis ton père ». J’ai lâché le téléphone un petit instant pour savoir si j’avais bien compris.
«- Je n’ai pas de père !
– Je suis parti le jour de ta naissance, j’étais apeuré à l’idée d’avoir une petite fille, je ne savais pas comment j’allais m’y prendre. Je regrette, Marie. Cela fait déjà plusieurs mois que je reste face à mon téléphone en espérant que tu cherches à me contacter… Je suis désolé, désolé d’avoir loupé ta vie… Je suis simplement désolé pour toute cette souffrance que je vous ai infligée à toi et à ta mère. Je regrette tant, et…
-Pourquoi me contacter, pourquoi avoir attendu si longtemps ?
– Parce que je n’avais pas la force, et aujourd’hui, je voulais t’apprendre quelque chose…
– QUOI ? dis-je en colère.
– Marie, j’ai deux cancers en phase terminale et je vais demander à ce qu’ils me laissent partir. Je sais que je n’ai pas été un père exemplaire, que je ne mérite pas ton pardon, mais j’aurais aimé, juste une fois, te rencontrer, voir qu’elle fille talentueuse tu es. Marie, je ne veux pas m’en aller sans t’avoir vue, Ma FILLE. »
J’ai raccroché, complètement bouleversée. Je me disais qu’il ne méritait pas que je vienne. Mais ceci dit, on fait tous des erreurs… Je ne sais pas quoi faire … Je dois réfléchir….
Texte 2.
Après avoir repassé les messages et entendu cette voix, je me posais des questions. Pourquoi avait-il refait surface ?
A part quelques mots, le son était brouillé. Je décidais alors de me rendre à la cité de la technologie pour faire décrypter ces messages. Après quelques jours de manipulation, ils m’ont rappelée. Je me suis pressée d’enfiler une veste et de prendre la route pour vite m’y rendre. Arrivée à destination, je me suis rendue au 18ème étage, salle C8280. La pièce était sombre avec de nombreux ordinateurs et du matériel électronique. Au fond de la salle, M. Bistouri m’accueillit avec le sourire. Il me fit écouter le résultat mais il me prévint que tout n’était pas audible.
« ma fille, je n’ai pas …jours été là pour t… mais écoute car c’est ….ortant. Le 21…… un drame va se dérouler…. Ils ont prévu de …. »
Impossible de comprendre la suite. J’étais choquée. Qu’allait-il se passer le 21 ? De quoi voulait-il me parler ?
Texte 3.
J’ai réécouté les messages toute la journée à chacun de mes moments libres. Je n’ai pas déchiffré grand-chose. J’ai décidé alors de me rendre au commissariat après mon travail et de leur demander de l’aide pour essayer de trouver d’où provenaient les appels. Sur le chemin, je marchais d’un bon pas quand soudain mon téléphone sonna. Mon cœur se mit à battre deux fois plus vite et un nœud au ventre se forma. Je m’arrêtai net et pris mon téléphone. Même numéro…. Je décrochai et mis mon portable à l’oreille.
« Allo ? ALLO ? » Personne au bout, juste des bruits d’enfants… Après avoir raccroché, je me suis assise sur le banc juste à côté de moi. Je réfléchissais, repensais à cet appel. Soudain je fis un rapprochement : j’étais assise précisément devant une école primaire, et les enfants en sortaient à l’instant…. Etait-il là ? Un bruit de tôles froissées me fit sursauter. A quelques mètres de moi, un camion venait de percuter une voiture. Un homme passa devant moi, téléphone à la main, il courrait vite et avait une capuche sur la tête. Cette scène était étrange…. Tout cela devenait étrange…. Cet homme m’avait-il téléphoné ? Savait-il qu’il allait y avoir un accident ? Cet homme était-il mon père ? Tous ces appels me montaient-ils à la tête et me faisaient-ils devenir folle ?